:storygreen: :s5: 🇸🇮 :ilirija: From Hell to Heaven

Réponses aux lecteurs

@HellToHeaven

@toopil on espère pas :hoho:

@Tiien pas forcément mais c’est sur que je suis pas serein vu la saison passée;

@alexgavi c’est une façon de lire la situation c’est certain.

@Rhino oui avec certaines qui se sont fait un peu à l’arrache dans les dernières minutes.

@volatil on verra ce que l’avenir nous réserve et si le coach est capable de faire la différence. C’est ça la vraie question in fine. Serein, serein :hoho: Les popcorns pourraient vite te servir.

@CaptainAmericka on espère vite le valider ce maintien.

@Tilo82 sinon on faisait l’inverse ce serait moins drôle :pasrire:

- Le poids de la meute -

L’hiver approchait et, sur le terrain, la RAAL La Louvière avançait mieux que prévu. Après treize journées, les hommes de Marvin occupaient la deuxième place du classement, juste derrière la réserve de l’Antwerp, avec cette impression étrange d’être à la fois une belle surprise sportive et un club toujours incapable de respirer pleinement. Le groupe avait trouvé une cohérence, Giovanni empilait les buts, les recrues répondaient présentes, et pourtant Marvin ne parvenait pas à savourer totalement. La Louvière gagnait des matchs, mais le décor restait fragile. Le changement de propriétaire avait sauvé la licence, pas transformé les finances. Les promesses d’air frais s’étaient changées en prudence comptable, et chaque discussion interne ramenait le même parfum de limites.

Marvin aimait pourtant ce club. Il aimait son public, sa rugosité, cette manière qu’avait la RAAL de ne jamais offrir de confort mais toujours une raison de se battre. Il s’était attaché à ce vestiaire cabossé, à Bram Van der Meulen, à cette idée de faire grandir des joueurs que d’autres avaient laissés de côté. Mais le poste lui pesait chaque jour un peu plus. Il avait le sentiment de devoir entraîner, convaincre, reconstruire, anticiper les ventes, rassurer les jeunes, protéger le club et absorber les frustrations sans jamais disposer d’un cadre vraiment stable. Les victoires ne gommaient plus cette fatigue-là. Elles la rendaient seulement plus difficile à avouer.

C’est au creux de l’hiver, loin des micros et des conférences de presse, qu’il finit par le dire à José Soares. L’agent l’écouta sans l’interrompre, comme il le faisait toujours lorsque Marvin parlait moins en entraîneur qu’en homme usé.

« Je me plais ici, JosĂ©. Vraiment. Mais je ne sais pas combien de temps je peux encore avancer comme ça. Cette fois, il faudra peut-ĂŞtre penser sĂ©rieusement Ă  une porte de sortie en fin de saison. Â»

José ne répondit pas tout de suite. Il savait que Marvin ne parlait pas par caprice, ni par opportunisme. La RAAL lui avait offert une vraie place, mais elle lui avait aussi pris beaucoup. Et derrière les bons résultats, derrière cette deuxième place presque insolente, une vérité commençait à s’installer : Marvin était peut-être en train de réussir sa saison la plus aboutie, tout en comprenant qu’elle devrait peut-être être sa dernière à La Louvière.

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