Tour de France : Zola de retour au sommet.
Six ans après son dernier sacre, Gorgon Zola a reconquis la Grande Boucle. À 2034, l’Italien ajoute un quatrième Tour de France à son palmarès, au terme d’une fantastique bataille des 3 fantastiques, avec Wattiau et Vernon.
Le Tour avait pourtant commencé par installer Vernon dans le rôle du principal prétendant. Les premières étapes avaient permis au Néo-Zélandais de prendre quelques longueurs d’avance sur ses deux rivaux : Wattiau et Zola avaient notamment concédé du temps sur l’arrivée en bosse de la deuxième étape. Il fallait ensuite attendre le premier véritable rendez-vous en montagne pour voir les trois favoris s’expliquer directement.
Et quelle explication. Sur la cinquième étape, en direction du Lioran, Zola s’impose devant Wattiau et Vernon. L’Italien confirme immédiatement qu’il faudra compter sur lui pour le classement général, mais c’est bien Vernon qui conserve le maillot jaune. Les écarts restent minimes et la hiérarchie demeure extrêmement fragile.
Deux jours plus tard, Wattiau frappe à son tour. Le Français s’impose en solitaire lors de la septième étape et reprend 18" à Vernon et Zola. Puis Vernon répond dès le lendemain en remportant l’étape 8 devant ses deux rivaux, sans qu’aucun écart ne soit créé entre les trois hommes.
La première semaine nous aura déjà offert un feu d’artifice fantastique pour le général, et alors que Simon Vareg s’impose en Andorre, Max Vernon quitte les Pyrénées avec seulement une grosse trentaine de secondes d’avance sur ses deux concurrents.
Et le Tour est encore long …
Les coureurs attaquent les Alpes par le Mont Ventoux. Les EF Education unissent leurs forces et permettent à Wattiau de s’imposer, Vernon dans sa roue. Isolé, Zola concède 39" au duo. Pour la première fois, l’Italien semble en difficulté. Mais sa réponse ne tarde pas : dès le contre-la-montre suivant, Zola s’impose, même s’il ne reprend que 2" à Vernon et 3" à Wattiau.
Paco Tille, récent vainqueur du Giro, s’offre une victoire de prestige dans une étape escarpée vers Culoz, mais les 3 favoris se marquent. Il faut attendre un passage en Suisse et une victoire de Simon Vareg à Finhaut Emosson pour voir de nouveau les favoris s’expliquer. Zola reprend 10" à Wattiau et 15" à Vernon. Le contre-la-montre en côte de la 18e étape confirme la dynamique. Zola, encore lui, domine l’exercice et reprend 11" à Wattiau et 19 à Vernon. L’Italien revient alors à moins de 30" du maillot jaune, alors que Wattiau est à moins de 10".
Les deux dernières alpines profitent aux échappés, et l’étonnant Schaeren, vainqueur à Morzine après avoir notamment franchi le terrible Col de Joux-Plane. Chez les favoris, Zola fait enfin craquer le duo EF en direction de Saint-Gervais Mont-Blanc. Il reprend 20" sur Wattiau et plus de 40" sur Vernon. L’Italien réalise le coup de force qu’il attendait depuis le début du Tour. Le maillot jaune change d’épaules et, surtout, la course semble enfin basculer en sa faveur.
La 20ème étape vers Morzine ne change pas la donne, au contraire. Zola creuse de nouveau (très légèrement cette fois) l’écart sur ses deux poursuivants et aborde l’ultime journée avec suffisamment de marge pour savourer. Sur les Champs-Élysées, l’Italien peut enfin lever les bras.
Le roi est de retour.


