Le FMS Lab conquiert enfin la course au soleil.
Il aura fallu attendre. Attendre les années d’apprentissage, les places d’honneur… Mais cette fois, c’est fait : pour la première fois, un membre du FMS Lab remporte Paris-Nice.
Et comme souvent sur la Course au Soleil, rien ne s’est joué avant le dernier acte.
Morgado frappe le premier.
Les quatre premières étapes, promises aux sprinteurs, laissent les favoris dans l’ombre. On attend la première embuscade. Elle arrive en direction de Pélussin.
Antonio Morgado (UAE Emirates), vainqueur du Giro 2031, place une attaque tranchante et prend le pouvoir. Le Portugais endosse le maillot de leader et affiche immédiatement ses ambitions.
Le lendemain, sur le contre-la-montre, Max Vernon s’impose et revient à quinze secondes du Portugais.
Mais le Portugais s’impose de nouveau à Brignolles et récupère le temps perdu sur le chrono. Le duel est lancé.
La route vers Nice est longue.
Sur l’étape reine, le scénario semble favorable aux purs grimpeurs. Morgado, moins à l’aise lorsque sur les pentes longues, limite pourtant les dégâts avec intelligence.
Matteo Vanhuffel s’impose au sommet. Max Vernon termine dans sa roue, mais il ne reprend que 17 secondes au leader Portugais.
Rien n’est fait.
À ce stade, l’avantage psychologique semble même pencher vers Morgado : la dernière étape semble plus correspondre à son profil avec un enchaînement de cols de 1ère et 2nde catégorie.
Mais Paris-Nice ne se gagne jamais avant Nice.
Le rythme s’emballe. Les attaques fusent. Le peloton explose. Morgado cède.
Segovia Grover remporte l’étape devant Jonas Vingegaard. Max Vernon termine à 19 secondes. Suffisant pour passer devant le Portugais.
Au classement général, le Néo-Zélandais prend la tête. Mateo Ramirez, repousse même Morgado sur la troisième marche du podium à l’issue de cette dernière étape folle.
Classement final.
| 1- | Max Vernon (INEOS – Global Cycling Network) | ||
| 2- | Mateo Ramirez (Armée de Terre – FDJ United) | +15" | |
| 3- | Antonio Morgado (UAE Emirates – Etihad) | +28" |


