:storygreen: :intro: 🇫🇷 🇨🇭 Des Algorithmes et des Alpes


PROLOGUE : LE RECRUTEUR DE L’A41 !


Je m’appelle Alexandre Meyer. J’aurai 27 ans le 14 octobre prochain. Enfant d’Annemasse, au pied des montagnes, je pensais pourtant que mon destin était déjà écrit. On disait de moi que j’étais un joueur intelligent, une plaque tournante au milieu de terrain. Mais à ce niveau-là, l’intelligence ne suffit pas. Si tu n’as pas le physique pour suivre, personne ne s’attarde sur le reste.

Lors des tests physiques de pré-saison, les préparateurs ont posé les chiffres sur la table : ma vitesse de pointe, ma VMA et mon impact athlétique étaient dramatiquement trop faibles pour espérer un avenir chez les professionnels. Je n’avais pas les qualités athlétiques nécessaires. Pas de blessure grave, pas de coup du sort, j’avais simplement atteint mes limites. J’ai compris ce jour-là que je ne deviendrais jamais joueur professionnel. C’était dur à accepter, mais il fallait passer à autre chose.

Le football de haut niveau ne veut pas de mes jambes ? Alors il fera avec mes yeux.

Aujourd’hui, je suis devenu recruteur pour le FC Annecy. Mon quotidien tient dans un simple sac à dos : un ordinateur portable d’occasion, un abonnement Wyscout et un carnet noir pour griffonner mes notes à la volée.

Pendant mes études, je suis devenu obsédé par la tactique et les statistiques. Puisque je ne pouvais pas courir vite, j’ai appris à repérer ceux qui en étaient capables. Alors que mes potes sortaient en boîte, je passais mes soirées à analyser les xG de la deuxième division autrichienne ou les taux d’interceptions des milieux de National 2. J’ai ouvert un blog, j’ai publié des rapports détaillés sur les réseaux. J’ai commencé à me faire un nom parmi les geeks de la data.

Le vrai tournant est arrivé en juin dernier. J’ai envoyé un dossier de 50 pages à Jean-Philippe Nallet, le directeur sportif du FC Annecy. Une analyse complète des manques de l’équipe, accompagnée d’une liste de profils parfaitement adaptés au système de l’équipe.

Un mois plus tard, mon téléphone a sonné. Un contrat d’un an, un salaire de misère, mais un pied dans le milieu professionnel. Mon bureau ? Un préfabriqué un peu humide à côté de la tribune du Parc des Sports, avec les Alpes en toile de fond.

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Curieux de voir ce que la data va apporter au club des Alpes !

Un drapeau Suisse, tiens, tiens :drooling_face:

Son dernier message remonte Ă  il y a 6 ans.

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Bon bah bon retour hein, à en juger par le titre ça ressemble à un défi moneyball :smiley:

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Tu as attiré ma curiosité, hâte de lire la suite ! :slight_smile:

La façon de procéder / jouer, le très bon choix de club, j’adore !! :heart_eyes:
Je suis avec plaisir et bonheur (deux potes Ă  moi qui sont cool tu verras) :heart_hands:


RÉPONSES AUX LECTEURS

volatil & Loozar : Attention, n’attendez pas de moi des algorithmes de folie ou des modèles prédictifs, je ne suis pas un data analyst dans la vrai vie ! On va dire que je vais utiliser les stats du jeu à mon niveau, de façon intuitive pour dénicher des pépites sans me prendre la tête :joy:

toopil : Disons que la frontière n’est pas loin et que le réseau de recrutement pourraient bien déborder un peu chez nos voisins … :wink:

Loozar : Merci pour le bon retour ! 6 ans et une sacré traversée du désert !

Pikouse & CaptainAmericka : Merci à vous, et ravi de vous embarquer dans l’aventure ! Content que le combo plaise !


CHAPITRE 1 : LA FEUILLE DE ROUTE !


9h45.

Le café du préfabriqué à un goût de plastique et de débrouille. Par quatorze degrés, un matin d’aout, je ne vais pas faire le difficile.

Je referme mon vieil ordinateur portable, glisse mon carnet dans mon sac et sors. Mon bureau est installé à l’écart, près du parking du Parc des Sports. Pour les réunions avec la direction sportive, il faut rejoindre le bâtiment principal du club.

Aujourd’hui, c’est justement là que je me rends.

Quelques minutes plus tard, je frappe à la porte de la salle de réunion.

Entre.

Jean-Philippe Nallet est déjà installé au bout de la table. À sa droite, Charaf Boudiba feuillette un dossier sans lever les yeux. Sur le mur, un grand tableau blanc est couvert de noms, de flèches et de coups de feutre effacés à moitié. Dans un coin, une pile de dossiers menace de s’écrouler.

Je m’assieds en silence.

Nallet ne perd pas de temps.

Bon. Tu connais la situation. Cette année, on joue le maintien. Si on finit quinzième, je signe tout de suite.

Il se lève et attrape un feutre.

On n’aura jamais les moyens de concurrencer les gros budgets. Donc il faudra recruter plus intelligemment.

Il trace un cercle autour du milieu de terrain.

La France, Charaf s’en charge. Toi, je veux que tu regardes du côté de la Suisse.

Il me regarde quelques secondes.

Tu connais ce championnat mieux que nous tous réunis.

Le feutre descend sur un nom : Vincent Pajot.

Pajot à trente-deux ans. Aujourd’hui, c’est notre patron au milieu. Mais on ne peut pas attendre qu’il prenne sa retraite ou qu’il baisse de niveau pour réfléchir à la suite.

Il se tourne vers moi.

Je veux que tu identifies des profils capables de prendre sa relève. Pas pour demain matin. Peut-être pour cet hiver, peut-être pour l’été prochain. Peu importe. Le jour où on devra remplacer Pajot, je veux qu’on sache déjà vers qui se tourner.

Je note rapidement.

Successeur de Pajot. Trois profils maximum. Suivi jusqu’à la fin de saison.

Nallet poursuit.

Deuxième priorité : un latéral.

Il hausse les épaules.

Si possible gratuit.

Quelques sourires autour de la table.

Ou un prêt. De toute façon, on n’a pas un euro.

Je note encore.

Latéral. Libre ou prêt.

Il repose le feutre.

Et la dernière mission, c’est la tienne.

Il pointe mon ordinateur posé sur la table.

Commence à éplucher toutes les fins de contrats en Challenge League. En janvier, je veux déjà savoir qui appeler.

Je hoche la tĂŞte.

C’était exactement le genre de travail pour lequel on m’avait recruté.

Alors que je m’apprête à refermer mon carnet, Nallet ajoute une dernière chose.

Et n’oublie jamais ça.

Il croise les bras.

La data sert à faire un premier tri. Après, tu montes dans ta voiture et tu vas voir les joueurs.

Il marque une pause.

On recrute des hommes. Pas des algorithmes.

Cette fois, la réunion est terminée.

Je redescends vers le préfabriqué avec mes trois missions en tête.

Une fois installé, j’allume mon ordinateur. Wyscout se lance. Quelques clics plus tard, la base de données de la Challenge League apparaît à l’écran.

Plus de cinq cents joueurs.

Je souris.

Le vrai travail peut enfin commencer !

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Quelle mission :heart_eyes:
Hâte de lire la suite et de voir comment tu t’en sors !

Je dis OUI!

Ce monde de data m’emmerde! Enfin… Sauf dans FM :sac:

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Je suis dedans ! Mission difficile.
Hâte de te suivre et de voir la suite!

J’aime beaucoup ce démarrage ! Hate de voir la suite