La tribune de Paoli
@CaptainAmericka Duo sur le banc de touche, pas encore sur, mais Ivar va ĂŞtre un reporter en inside du club. Mais oui il pourra toujours me donner son avis sur des compos ou des joueurs. Un role assez hybride au final, mais principalement la pour raconter notre histoire dans les futurs clubs@Wasyl Merci
Et bien, tu vas le savoir tout de suite
Il était 20h47 quand mon téléphone a vibré. Un message de Lisandru. Un seul. Pas de préliminaires, pas de « comment ça va ? », juste ces mots, directs, comme un coup de pied dans une balle :
« Ivar, je t’écris depuis Arnhem. Oui, Arnhem. J’ai signé pour Vitesse. »
J’ai relu le message trois fois. Vitesse. Pas l’Algérie, pas le Brésil, pas un club perdu en Patagonie comme il me l’avait promis ce soir-là , à l’English Pub de Reykjavik. Non, Vitesse Arnhem, le club néerlandais aux couleurs jaune et noir, celui qui avait frôlé la faillite avant de se relever, celui qui cherchait désespérément une âme.
Et puis, la phrase qui a tout fait basculer :
« Je t’ai réservé un billet. Vol demain, 14h. Amsterdam. »
Six mois. Six mois sans un mot. Depuis son dĂ©part de GrindavĂk, Lisandru avait disparu des radars. Pas une interview, pas une rumeur, pas mĂŞme un like sur les rĂ©seaux. Juste le vide. Et moi, comme un idiot, j’avais attendu. J’avais cru qu’il me prĂ©viendrait, qu’on choisirait ensemble la prochaine destination, comme il me l’avait promis ce soir mĂ©morable après le GrindavĂk-Bayern (0-0).
Mais non. Lisandru Paoli ne fait jamais les choses comme les autres.
Alors quand j’ai vu son nom s’afficher sur mon écran, j’ai su que quelque chose de grand allait arriver. Je ne m’attendais juste pas à ça.
« Pourquoi Vitesse ? »
Je lui ai répondu en 30 secondes. « Pourquoi PAS l’Argentine ? »
Sa réponse est arrivée avant même que je ne pose mon téléphone :
« Parce qu’ici, ils ont faim. Pas faim de gagner. Faim de renaître. Et ça, c’est bien plus excitant. »
Je l’imaginais déjà , assis dans un bureau spartiate du GelreDome, entourée de dossiers et de schémas tactiques, avec ce sourire en coin qui signifie qu’il a un plan. Un plan fou.
« Et puis, » a-t-il ajouté, « ils ont un pub irlandais à deux pas du stade. On dirait que c’est écrit. »
« Alors, tu viens ? »
Bien sûr que je viens.
Comment refuser ? Après GrindavĂk, après ce 0-0 contre le Bayern, après ces mois de silence, l’aventure recommence. Et cette fois, ce n’est pas en Islande, mais aux Pays-Bas. Ă€ Arnhem, oĂą un club attend son miracle.
Je ne sais pas encore ce que Lisandru a en tête. Je ne sais pas si Vitesse sera son chef-d’œuvre ou un défi raté. Mais une chose est sûre : je serai là pour le raconter.
Parce que c’est ça, notre pacte. Lui, il construit les légendes. Moi, je les écris.
« Parfois, il faut six mois de silence pour préparer une explosion. »
— Lisandru Paoli, 16 juin 2030, 20h47, alors que mon sac était déjà prêt depuis 6 mois.
