


Depuis la fin de saison, les supporters attendaient avec impatience ce mois de septembre. Pourquoi? Pour une bonne raison, une raison historique. En effet, les hommes de Marković sont à deux doigts d’écrire l’histoire de leur club en disputant pour la première fois la Ligue des champions.


Tout commence par un match important face à Lazio. Important car au regard des échéances, Marković doit faire tourner l’effectif. Pour autant, cela ne semble pas poser de problèmes aux joueurs. Dès le premier quart d’heure, le meneur de jeu serbe qui faisait la loi au sein de la défense romaine, ouvre le score d’un subtil lob. Pas question de se reposer. Les locaux multiplient les offensives et alourdissement le score par l’intermédiaire du serial-buteur, Roberto Piccoli. A noter le pion du jeune Tilen Ljubec, dix-sept printemps seulement, auteur d’une frappe puissante pour sa seconde touche de balle.
Quelques jours plus tard, l’hymne de la Ligue des champions résonne pour la première fois de son histoire dans le stade Renzo Barbera. Palerme reçoit le Bayern Munich, l’ogre allemand. L’opposition entre Julian Nagelsmann et Josip Marković, deux entraineurs ayant commencé très jeune, est très intéressante, même si c’est l’enfer qu’on promet aux locaux. Et pourtant. Les allemands mettent d’entrée de jeu le pied sur le ballon. Dominants, ils ouvrent le score un peu avant la demi-heure de jeu, d’une frappe puissante de Ryan Gravenberch. Pour autant, les Rosanero ne baissent pas les bras, et continuent de se battre encore et encore. Cela fini d’ailleurs par payer. Car au retour des vestiaires, les hommes de Marković reviennent au score sur une tête plongeante de Tufegdžić. Dans les tribunes, l’ambiance est survolté. Les tifosi agissent véritablement comme le douzième homme chez les siciliens. Plus tard, Lorenzo Lucca permet aux locaux de prendre l’avantage d’une reprise de volée du gauche avant que le jeune Scalvini ne vienne terminer le travail en fin de match, sautant plus haut que tout le monde pour placer le ballon de la tête dans la lucarne de Ron-Thorben Hoffmann.
Quatre jours après cette magnifique victoire, les palermitains doivent revenir sur terre. Car c’est sur la pelouse de la Sampdoria qu’ils vont jouer. Pour autant, avec la confiance pas loin de son maximum, les Rosanero ne tremblent à aucun moment lors de la rencontre. En mode patron sur le terrain, chaque joueur délivre une partition parfaite pour une victoire aussi importante au tableau d’affichage qu’autoritaire sur la pelouse. Derrière, Palerme reçoit les champions en titre pour une rencontre intéressante puisque jusqu’à présent, Marković n’a jamais su prendre le dessus sur son homologue, Stefano Pioli. Mais comme on dit, toute (bonne) chose a une fin. Avec la confiance toujours à son prime, Palerme domine la rencontre d’un bout à l’autre. La ligne arrière se montre intraitable face aux offensives des Rossoneri, et devant, Marković peut compter sur un Piccoli une nouvelle fois intenable. Le bilan final se révèle lourd pour les visiteurs, puisqu’ils quittent la Sicile avec pas moins de quatre pions encaissés et une défaite plutôt embarrassante.
Palerme enchaine ensuite avec un déplacement dans le nord de l’Italie. Comme lors des précédentes rencontres, Palerme domine les débats et se permet même de mener au score grâce à un doublé de Lorenzo Lucca. A dix minutes de la fin, les Rosanero semblent se relâcher, pensant peut être la victoire acquise. Mais c’est mal connaitre la Juventus et surtout son coach, l’ancien sélectionneur français, Didier Deschamps. Opérants en contre, les Bianconeri reviennent aux scores sur les deux seules frappes cadrées du match.
Enfin, pour terminer ce long mois de septembre, Palerme se rend en Turquie afin d’affronter Beşiktaş pour la seconde journée de Ligue des champions. Rapidement mené au score à la suite d’une erreur de placement de la ligne arrière, les Rosanero reviennent au score juste avant la mi-temps par l’intermédiaire de la recrue estivale, Yari Verschaeren. Derrière, les siciliens continuent de mettre la pression pour aller chercher la victoire. Pendant longtemps, les locaux résistent grâce à une performance xxl de leur portier français, Alphonse Areola. Ce n’est que dans les dix dernières minutes que le joueur craque à deux reprises. Néanmoins, cela ne l’empêche pas d’aller chercher le titre honorifique d’homme du match, amplement mérité comme l’a directement souligné en conférence de presse le technicien croate.

Pas de surprise avec de telles performances. Palerme occupe toujours la tête de la Serie A, à égalité de points avec une surprenante équipe de Sassuolo. Derrière, le Milan, l’Atalanta et l’Inter apparaissent comme les candidats principaux aux titres. Pour l’instant, la Juventus est un peu en retrait et souffle le chaud et le froid. Pour autant, il ne faut pas oublier que la saison n’est qu’à son début et que de nombreuses choses peuvent se passer.
« Cela fait des semaines que je pense à ce moment, cet instant où l’hymne de la Ligue des champions résonnera pour la première fois dans notre stade. C’était vraiment un moment incroyable, sublimé par cette solide victoire face à une grande équipe comme le Bayern Munich. Au-delà de ça, nos résultats sont particulièrement solides pour l’instant. Je pense que nous avons su trouver un équilibre au sein de l’équipe pour sortir nos meilleures performances. Nous travaillons dur chaque jour pour conserver ce niveau le plus longtemps possible. Je suis content de voir en plus nos recrues prendre leurs marques doucement mais surement au sein de l’équipe. Ce n’est pas forcément simple, mais tout le monde y met du sien. »
- Josip Marković, manager du Palermo FC -

- Roberto Piccoli est le second meilleur buteur de Serie A, derrière Erling Haaland (Milan).
- Giovanni Crociata est actuellement le meilleur passeur de Serie A.

Septembre 2025, un mois qui restera dans l’histoire de Palerme. Livia Delucci est en train de réussir son pari. Car avec un effectif relativement jeune, en tout cas assez inexpérimenté, Josip Marković est en train de retourner l’Italie avec son football débridé, avant que ce soit l’Europe? Tout est possible avec les Rosanero. Car depuis quelques saisons maintenant, les siciliens font encore et toujours mentir les pronostiqueurs.
