Quelle sombre pute⊠Le pire ce que dans ces cas lĂ , personne nâest pas capable de faire plier le prĂ©sident et câest le club qui en pĂątit
| S01E17 : La réalité du métier |
|---|
LâĂ©chec de la rĂ©union avec John Textor avait laissĂ© des traces.
Tao avait espĂ©rĂ© trouver une autre solution mais dĂ©sormais, il nâavait plus le luxe dâespĂ©rer.
Les chiffres étaient là , les pertes auss⊠et si le président ne voulait pas écouter les solutions humaines, Tao allait devoir revenir à la logique la plus brutale du football moderne.
Vendre.
Pas forcĂ©ment les joueurs quâon veut voir partir, mais ceux qui ont encore une valeur sur le marchĂ©.
Quelques jours plus tard, Tao donna rendez-vous Ă Malick Fofana au bar du club.
Pas dans son bureau, pas autour dâune table froide, mais dans un endroit plus calme, plus simple, presque en dehors du cadre habituel.
Fofana arriva, Tao lâattendait dĂ©jĂ , Fofana sâinstalla, il comprit tout de suite que ce rendez-vous nâavait rien dâanodin.
Ils commandĂšrent Ă boire.
Un silence sâinstalla.
Puis Tao commença : âMalick⊠je vais ĂȘtre honnĂȘte avec toi.â
Fofana releva les yeux : âJe sais, coach.â
Tao marqua une pause, il aurait préféré que le joueur ne comprenne pas si vite.
Car depuis son arrivée dans le groupe, Fofana avait progressé.
Il sâĂ©tait intĂ©grĂ©, il avait appris les exigences de Tao et surtout, il avait gagnĂ© la confiance de ses partenaires.
Sur le terrain, son explosivitĂ©, son audace et sa capacitĂ© Ă provoquer avaient apportĂ© une vraie fraĂźcheur Ă lâOL. Il faisait partie de ces joueurs qui donnaient envie de croire Ă lâavenir.
Tao posa les mains sur la table.
âQuand un club va bien, on construit autour des joueurs comme toi. Mais quand un club va mal⊠on est parfois obligĂ© de faire des choix qui nâont rien Ă voir avec le terrain.â
Fofana baissa lĂ©gĂšrement la tĂȘte : âVous voulez me vendre ?â demanda-t-il calmement.
Tao inspira : âJe ne veux pas te vendre,mais le club pourrait avoir besoin de le faire.â
Fofana ne rĂ©pondit pas, dans son regard, il nây avait pas de colĂšre, juste une dĂ©ception difficile Ă cacher.
Tao poursuivit :âCe nâest pas contre toi et justement, câest ça le plus dur.â
âSi tu Ă©tais mauvais, ce serait simple.â
âSi tu ne tâĂ©tais pas intĂ©grĂ©, ce serait simple.â
âSi tu nâavais pas montrĂ© autant de promesses, ce serait simple.â
âMais tu as tout fait bien.â
Ces mots touchĂšrent Fofana.
CâĂ©tait une forme de respect.
Le joueur regarda autour de lui, vers les murs du bar, vers les photos du club, vers ces morceaux dâhistoire lyonnaise quâil commençait Ă peine Ă comprendre.
âJe me sens bien ici, coach.â
Tao hocha la tĂȘte.
âJe sais, je suis persuadĂ© que tu peux devenir quelquâun ici.â
âMais parfois, le mĂ©tier ne laisse pas le temps aux histoires de commencer correctement.â
âJe ne vous en veux pas.â rĂ©pondit Fofana
âTu pourrais.â dit le coach
Fofana se redressa.
âNon, je vois bien que vous essayez de protĂ©ger le groupe et je vois bien que vous nâĂȘtes pas celui qui pousse les joueurs dehors.â
âMais jâespĂšre rester.â
Tao le regarda longuement.
Il aurait voulu promettre mais, aprĂšs Perri, aprĂšs Textor, aprĂšs El Arouch Tao savait quâune promesse pouvait devenir un piĂšge.
Alors il choisit la seule chose quâil pouvait encore offrir.
La vérité.
âMoi aussi, jâespĂšre que tu resteras.â
Nous aussi on espĂšre quâil restera !!!


