:storygreen: :s1: đŸ‡«đŸ‡· :lyon: AON : Make Lyon Great Again

Le doublé du Général :heart_eyes:

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S01E12 : BIlan Octobre

Un mois d’octobre assez calme dans les couloirs du Groupama Stadium. Le coach profite d’un calendrier lĂ©ger pour organiser des matchs amicaux, afin de permettre aux jeunes de montrer leur potentiel, mais aussi pour souder le groupe.

En Ligue 2, l’OL domine toujours, mĂȘme si elle s’est fait une petite frayeur Ă  Sochaux aprĂšs un magnifique triplĂ© d’Akouokou.

Seconde frayeur aussi avec la blessure de Maitland-Niles à l’entraünement
 il sera absent un bon gros mois.

Textor pensait affaiblir l’OL, le coach Tao en vendant Lucas Perri et pourtant un joueur cadenasse les cages.

Justin Bengui !

PremiĂšre rĂ©elle saison en tant que pro. CatapultĂ© Gardien titulaire dans les derniĂšres heures d’un mercato chamboulĂ©, Justin Bengui s’illustre en donnant un record Ă  l’OL.

Celui du nombre de matchs consécutifs sans encaisser le moindre but en Ligue 2.

Une nouvelle légende est née ?

(DĂ©solĂ© encore pour le dĂ©lai, j’ai pris pas mal de retard dans la story, du coup je publie quelque chose d’un peu « express Â»)

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Alors là
 Je pense qu’aprĂšs avoir vu un triplĂ© de Paul Akouakou, on peut mourir tranquille ! Ah vraiment quel pied ! :pasrire:

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Les lyonnais enchainent bien

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Comme quoi Lolo White avait eu du nez :kappa:

Objectif, ĂȘtre invaincu cette saison :flexed_biceps:

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S01E13 : BIlan Novembre

Le mois avait commencĂ© par un changement tactique, son milieu de terrain Ă©touffĂ©, les cĂŽtĂ©s Ă©taient trop exposĂ©s aux attaques de l’adversaire, alors le coach ajusta. Tao appliqua une de ses tactiques prĂ©fĂ©rĂ©es : la tactique en sapin.

Une tactique qui allait ĂȘtre mise Ă  l’épreuve rapidement, car face Ă  l’accumulation des absences, Tao dut adapter son Ă©quipe. Le match contre Metz s’annonçait particuliĂšrement compliquĂ© : Diawara, Maitland-Niles et Caqueret Ă©taient blessĂ©s ; Ćaleta-Car, Lomami, Laaziri et Lepenant Ă©taient suspendus.Une hĂ©catombe.

Pour beaucoup, c’était le genre de match qui pouvait casser une dynamique.

Pour Tao, c’était une opportunitĂ©, il fit confiance au jeune Kentin Chambon.

Ce jour-là, le jeune Lyonnais entra dans l’histoire en devenant le plus jeune joueur à disputer un match de Ligue 2.

Dans le vestiaire, Tao ne lui demanda pas d’ĂȘtre parfait, seulement d’ĂȘtre courageux et dans ce Lyon-lĂ , c’était dĂ©jĂ  beaucoup.

MalgrĂ© les absences, l’OL s’imposa contre Metz.

Un succĂšs important.

Pas seulement parce qu’il renforçait l’avance au classement, mais parce qu’il prouvait une chose : l’équipe ne dĂ©pendait plus uniquement de ses cadres.

MĂȘme diminuĂ©, le groupe restait compĂ©titif.

Le mois de novembre fut aussi marqué par une démonstration en Coupe de France.

Face au SC Cruas, Lyon ne trembla pas. 11-0.

Une victoire large, presque brutale, oĂč les jeunes et les joueurs en manque de temps de jeu rĂ©pondirent prĂ©sents.

Johann Lepenant brilla particuliĂšrement, au point d’ĂȘtre dĂ©signĂ© homme du match.
Pour Benoit Dumont @Rhino , c’était l’occasion de faire ses premiers pas en pro. Avec un clean sheet comme premier match, le jeune gardien ne cacha pas sa joie lors de l’interview de fin de match, allant mĂȘme jusqu’à annoncer qu’il Ă©tait prĂȘt Ă  porter le costume d’un gardien titulaire, quitte Ă  changer de club.

Tao ironisa la situation en invoquant la fougue de la jeunesse, mais pour les tabloïdes, cela allait alimenter les rumeurs


A milieu de cette série folle, un homme continuait de porter Lyon sur ses épaules : Alexandre Lacazette.

Le capitaine fut élu joueur du mois de novembre en Ligue 2 BKT.

Quatre matchs, Cinq buts et une note moyenne de 7,75.

À 33 ans, il ne jouait pas comme un vĂ©tĂ©ran en fin de cycle, il jouait comme un homme en mission.

Chaque but semblait rappeler pourquoi il Ă©tait restĂ©.Pas pour le confort, ni pour les statistiques, mais pour ramener l’OL Ă  sa place.

(Fin de semaine prochaine, je pars en vacances, il y aura une pause de quelques semaines 
 dĂ©jĂ  que j’étais Ă  la traine
 :kappa: )

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Une défense de fer, un secteur offensif en grande forme, on est sur du trÚs trÚs bon.
Sinon, il s’emballe un peu le petit Dumont :sac:

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Ouais jvais l’envoyer en prĂȘt dans une ligue obscure, ca va lui calmer ses ardeurs :kappa:

S01E14 : BIlan Decembre

La fin d’annĂ©e aurait dĂ» ĂȘtre paisible.

Sportivement, l’Olympique Lyonnais continuait son incroyable parcours. AprĂšs 20 journĂ©es, le club restait invaincu, solidement installĂ© en tĂȘte de Ligue 2.

Sur le terrain, Tao avait rĂ©ussi l’impensable : transformer une Ă©quipe traumatisĂ©e par la relĂ©gation en machine Ă  gagner.

Mais les vrais tests approchaient, notamment en Coupe de France oĂč allait retrouver Montpellier. Un club de Ligue 1, un adversaire d’un autre calibre.

Pour Tao, ce match reprĂ©sentait plus qu’une qualification. C’était le test, un moyen de savoir si l’OL dominait seulement la Ligue 2
 ou s’il avait dĂ©jĂ  retrouvĂ© le niveau de l’élite.

Au milieu de cette dynamique, une récompense vint confirmer la renaissance lyonnaise.

Rayan Cherki fut nommĂ© joueur de l’annĂ©e de Ligue 2.

Un symbole fort, lui qu’il y a quelques mois plus tĂŽt Ă©tait en partance pour Chelsea.

Quinze millions d’euros Ă©taient sur la table, John Textor voulait vendre, mais Tao s’était opposĂ©.

Cherki, lui, avait choisi de rester.

Et dĂ©sormais, il n’était plus seulement le talent qu’on attendait depuis des annĂ©es.Il Ă©tait devenu le visage du projet. Le joueur qui avait refusĂ© de rejoindre l’élite pour reconstruire avec son club de cƓur.

Mais à Lyon, chaque éclaircie semblait toujours cacher un orage.

Car pendant que l’équipe gagnait, les comptes s’effondraient.

Les dettes accumulées étaient devenues trop lourdes et Textor trancha, tous les budgets furent supprimés.

D’un coup, la masse salariale pesait trop fort et le club perdait dĂ©sormais 800 000 euros par mois.

Tao l’apprit froidement, presque comme un post-it qu’on laisse sur un coin de table.

Dans son bureau, le coach resta longtemps devant les chiffres et se remora les confrontations avec John Textor

AprĂšs Cherki.
AprĂšs Perri.
AprĂšs les tensions du mercato.

Tao ne pouvait plus regarder les décisions de Textor comme de simples choix de gestion, chaque annonce ressemblait à une menace.

D’un cĂŽtĂ©, L’OL gagnait, sĂ©duisait, dominait.

Et pourtant, le club était au bord du gouffre et le coach était maintenant certain que des
cadres allaient quitter le club.

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Sur le terrain, c’est tout rose. En coulisse, c’est pas la mĂȘme :sac:

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Ouais, lĂ  on arrive dans un tournant du club, ça va pas ĂȘtre drĂŽle
 :sac:
Toujours aussi heureux de voir Lacazette enfiler les buts.
Toujours aussi surprise de voir Akouakou continuer de marquer
 Je pensais qu’il ne le faisait pas exprùs quand ça arrivait. Mais là, force est de constater que bon.. :sac:

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En coulisse, c’est la crise les gars. Zero marche de manoeuvre :frowning:

C’est ça, il fait des centres buts à la Jallet :kappa:

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S01E15 : L’appñt du gain

La trĂȘve hivernale commence Ă  peine que les mĂ©dias s’affolent, l’Equipe avait dĂ©jĂ  son scoop : El Arouch allait quitter l’Olympique Lyonnais. La source? Le joueur s’était dĂ©sabonnĂ© aux diffĂ©rents comptes liĂ©s Ă  L’Olympique Lyonnais : Celui du club, des joueurs mais surtout celui du coach. C’était dĂ©jĂ  actĂ©, El Arouch ne serait plus un joueur de l’Olympique Lyonnais Ă  la fin de la saison. El Arouch Ă©tait sur le marchĂ© et tous les clubs que ce soit de Ligue 1, SĂ©rie A ou Premier League voudront se l’arracher.

Au centre d’entraünement, Tao resta d’abord silencieux.

Pas parce qu’il Ă©tait surpris par l’envie de dĂ©part, mais il ne s’attendait pas Ă  ce que tout explose publiquement. Pas comme ça, pas maintenant.

Quelques heures plus tard, El Arouch entre dans son bureau.

Cette fois, il n’y avait pas de dĂ©tour, le joueur Ă©tait tendu, le regard dur.

“Vous me gardez contre mon grĂ©.”

“Pardon ?” rĂ©pondit le coach.

“Vous avez trùs bien entendu. Vous m’avez promis une porte de sortie. Et aujourd’hui, je suis encore là.”

Le ton était déjà haut.

Tao referma lentement le dossier posé devant lui.

“Je suis en train de te la trouver, cette porte de sortie.”
“Mais ça doit se faire correctement.”

El Arouch eut un rire nerveux.

“Comment-ça correctement?”

“Pour tout le monde. Pour l’équipe. Et pour toi.” dit Tao

“Je pensais sincĂšrement qu’avec ton nouveau statut, les choses avaient changĂ©.”

El Arouch fronça les sourcils.

“Quel statut ?”

Tao le fixa.

“Avec ton nouveau statut de titulaire, je pensais que tu avais compris que tu pourrais construire quelque chose ici.”

El Arouch secoua la tĂȘte.

“Justement, coach.”
“Ce statut, c’était mon tremplin.”

Les mots frappĂšrent Tao plus fort qu’il ne l’aurait imaginĂ©.

“Un tremplin ?”

“Oui. Pour repartir plus haut. Dans un meilleur club. Avec un meilleur salaire.” lança le jeune milieu offensif.

Tao resta immobile, choqué par cette réponse.

Il avait déjà vu des joueurs douter, céder à la pression, vouloir partir.

Mais lĂ , c’était autre chose, de l’opportunisme Ă  l’état pur.

Et surtout, quelque chose qui ne pouvait pas venir pas seulement du joueur. Lui qui Ă©tait d’un naturel discret.

“Qui t’a mis ça en tĂȘte ?” demanda Tao.

El Arouch répondit presque trop vite.

“Personne.”

Tao ne le crut pas.

“Qui t’a mis ça en tĂȘte ?” insista Tao.

Le joueur finit par lĂącher :

“DĂšs la relĂ©gation, Textor m’a dit que je ne devais pas m’inquiĂ©ter.”
“Il m’a promis que je pourrais rebondir dans une grande Ă©quipe europĂ©enne.”

Tao sentit la colĂšre monter.

Pas contre El Arouch, mais une nouvelle fois contre l’ombre qui planait derriùre tout ça.

“Et tu l’as cru ?” dit le coach

“Pourquoi je ne l’aurais pas cru ?” rĂ©pondit El Arouch

“Parce que ce n’est pas ton avenir qu’il protùge.”

“Il protùge juste un actif du club. Rien de plus.”

El Arouch se raidit et répondit amÚrement .

“ et Vous! Vous croyez encore que c’est vous qui dĂ©cidez ?”
“Ce n’est pas vous qui ĂȘtes maĂźtre de l’avenir des joueurs ici, coach.”
“C’est Textor.”

Tao s’approcha de son bureau.

“Mohamed, Ă©coute-moi bien.”
“Il te manipule.”

“Non.” dit El Arouch

“Il t’utilise.”

“Non.” hurla El Arouch

“Ce qui l’intĂ©resse, ce n’est pas ton plan de carriĂšre.”
“C’est ce que tu peux rapporter.”

El Arouch détourna le regard.

“Peut-ĂȘtre.”
“Mais au moins, lui, il m’a promis une sortie.”

Cette fois, Tao ne rĂ©pondit pas immĂ©diatement, parce qu’ il comprit qu le mal Ă©tait dĂ©jĂ  fait

El Arouch reprit :

“Je partirai cet hiver.”
“Ou je partirai libre à la fin de la saison.”
"Mais dans tous les cas, je ne serai plus lĂ  l’annĂ©e prochaine.”

Tao tenta une derniĂšre fois :

“Tu es en train de prendre une dĂ©cision sous colĂšre.”

El Arouch ouvrit la porte.

“Non, coach.”
“Je prends enfin une dĂ©cision pour moi.”

Il sortit. La porte claqua.

Tao resta seul et dans le silence du bureau, il fixa la chaise vide face Ă  lui.

Il avait cru pouvoir convaincre El Arouch. Il avait cru que le terrain pouvait rĂ©parer certaines fractures. Il avait cru que donner un rĂŽle, de la confiance, une place dans le projet suffirait peut-ĂȘtre Ă  rallumer quelque chose.

Mais il s’était trompĂ©. Lourdement.

Pas seulement sur le joueur, mais sur l’ampleur de l’influence de Textor.

Le prĂ©sident n’avait pas besoin d’ĂȘtre dans la piĂšce pour diviser.

Il semait des promesses.
Il glissait des idĂ©es dans les tĂȘtes.

Et Tao, lui, devait faire avec.

Le Coach ouvre Ă  nouveau le dossier d’El Arouch avec les diffĂ©rentes offres qu’il Ă©tudiait. Il murmura : “Et de un.”

Le coach savait aussi qu’il devait faire vite, quitte à perdre un joueur, autant le faire avant qu’il parte gratuitement, car cela allait fragiliser encore plus le club financiùrement .

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Le bras de fer avec tonton Textor continue

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Sac à merde, c’est une insulte ?

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Ecoute, bon dĂ©barras !! Il y a d’autres joueurs qui en veulent + et respectent le maillot.

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Et ce n’est pas fini


Toujours compliqué de devoir se resigner quand on place ses espoirs dans un joueur. La rupture est hélas réel

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S01E16 : A la recherche de solutions

La situation financiùre de l’Olympique Lyonnais ne laissait plus beaucoup de place à l’improvisation.

Chaque mois, le club perdait prĂšs de 800 000 euros Ă  cause d’une masse salariale devenue trop lourde. Dans les bureaux, on parlait de restrictions, de coupes budgĂ©taires, de sacrifices. Mais au milieu de ce climat pesant, deux hommes avaient dĂ©cidĂ© de proposer autre chose.

Ce matin-lĂ , Alexandre Lacazette et Corentin Tolisso frappĂšrent ensemble Ă  la porte du bureau de Tao.

Le coach les invita Ă  entrer.

TrĂšs vite, le ton de la discussion surprit Tao.

Les deux Lyonnais ne venaient pas parler ni de leur statut, ni de garanties sportives. Ils venaient parler du club.

Lacazette prit la parole le premier.
“Coach, on a rĂ©flĂ©chi.”

Tolisso poursuivit calmement :
“On connaĂźt la situation du club. On connaĂźt les difficultĂ©s. Alors on veut proposer quelque chose.”

Tao les regarda, attentif.

Le projet Ă©tait simple, mais fort. Les deux joueurs souhaitaient prolonger leurs contrats en lissant leur salaire sur plusieurs annĂ©es, afin d’allĂ©ger immĂ©diatement la masse salariale du club. Une maniĂšre de donner de l’air Ă  l’OL, sans tourner le dos Ă  l’institution.

Pendant quelques secondes, Tao resta silencieux, puis un sourire apparut.

Pas seulement parce que la proposition pouvait aider le club qui Ă©tait au bord du gouffre, mais parce qu’elle disait quelque chose de plus profond.

Lacazette et Tolisso n’étaient pas revenir au club pour finir leur carriĂšre, mais parce qu’ils aimaient profondĂ©ment l’Olympique Lyonnais.

Tao leur avoua alors ce qu’il pensait dĂ©jĂ  depuis quelque temps.

Il les voyait non seulement comme des joueurs essentiels, mais aussi comme des mentors pour la jeune gĂ©nĂ©ration. Des relais dans le vestiaire, des guides. Et dans un avenir trĂšs proche, des hommes capables d’intĂ©grer le staff technique.

Ils Ă©changĂšrent tous les trois un regard, lls comprenaient parfaitement que l’idĂ©e allait bien au-delĂ  du terrain.

C’était une vision.

Une maniĂšre de faire de l’OL un club oĂč les lĂ©gendes ne partaient pas en laissant un vide, mais qu’ils seraient lĂ  pour transmettre quelque chose.

PortĂ©s par cette idĂ©e, les trois hommes dĂ©cidĂšrent d’aller ensemble voir John Textor.

Le bureau du président les accueillit dans une atmosphÚre froide, presque distante.

Textor les laissa parler.

Lacazette exposa le projet avec calme, Tolisso dĂ©tailla l’effort consenti.
Le coach expliqua ensuite tout ce que cette solution pouvait apporter : une baisse immĂ©diate de la pression salariale, de la stabilitĂ© dans le vestiaire, un rĂŽle d’accompagnement pour les jeunes, et Ă  plus long terme, une intĂ©gration naturelle de deux figures du club dans le projet technique lyonnais.

A la fin de cet exposé, le silence retomba.

Un silence bref.

Puis Textor répondit sÚchement.
“Non.”

Le mot tomba comme un coup de massue

Tao fronça les sourcils. Lacazette resta immobile. Le visage de Tolisso se figea.

Textor se pencha légÚrement en avant.

“Alex a fait son temps.”

Le regard du capitaine ne bougea pas.

“Son contrat se termine Ă  la fin de la saison. MĂȘme s’il performe, je ne vois pas l’intĂ©rĂȘt de le prolonger.”

“Il faut prĂ©parer la suite. Il faut laisser de la place Ă  Orban.”

Le nom n’échappa Ă  personne, Gift Orban, un recrutement voulu, organisĂ©, portĂ© par Textor.

Le prĂ©sident continua : “Orban doit devenir le nouvel attaquant de pointe de l’OL.”

Tao comprit immédiatement ce que cela signifiait.

Il ne s’agissait pas uniquement de football. Il s’agissait encore une fois de valeur marchande, de projection financiùre, de business.

Textor se tourna ensuite vers Tolisso.

“Et pour Corentin, c’est pareil.”
“Il lui restera une annĂ©e de contrat Ă  la fin de la saison. Ça suffit.”
“Il faut faire place aux jeunes si on veut ĂȘtre prĂȘts pour la Ligue 1. Pour affronter le PSG
 et son prĂ©sident.”

Cette fois, Tao ne laissa pas passer.

“Encore une fois, vous faites des choix purement Ă©goĂŻstes.”

Le regard de Textor se durcit, mai le coach continua.

“Vous ne prĂ©parez pas l’avenir du club.”
“Vous dĂ©veloppez votre business personnel.”
“Vous faites des batailles d’égol.”

Le silence qui suivit Ă©tait lourd. Tolisso dĂ©tourna les yeux, Ă©cƓurĂ©. Lacazette, lui, fixait Textor avec une froideur rare.

Ce n’était pas simplement de la colĂšre, c’était de la dĂ©ception. La dĂ©ception de deux enfants du club venus proposer un effort, un sacrifice pour une vision collective
 et qui se heurtent finalement Ă  un mur d’ego.

Textor s’apprĂȘtait Ă  rĂ©pondre, mais Lacazette le coupa.

“On n’est pas venu mendier.”
“On est venus proposer quelque chose pour l’OL.”

Tolisso ajouta, plus amer :

“Mais apparemment, ça ne vous intĂ©resse pas.”

L’atmosphĂšre devenait de plus en plus tendue, mais ce qui surprit Tao, c’est la rĂ©action des deux joueurs.

Lacazette et Tolisso s’avancent, pas pour dĂ©fier l’autoritĂ© de leur coach, amis pour se placer Ă  cĂŽtĂ© de lui.

Comme pour marquer une position.

“Le coach pense au club.” dit le capitaine
“Depuis le dĂ©but.” rajouta Tolisso

Pour la premiĂšre fois depuis longtemps, Tao ne se retrouva pas seul face Ă  Textor.

Les deux légendes lyonnaises se plaçaient ouvertement à ses cÎtés pour marquer la fracture en le coach et le président.

La réunion prit fin sans accord, sans solution, sans espoir immédiat.

En sortant du bureau, personne ne parla pendant quelques secondes.

Dans le couloir, Tao finit par regarder Lacazette et Tolisso.

Il voulait dire quelque chose pour les remercier.

Mais Lacazette le coupa avec un sourire fatigué.
“Coach, vous n’avez pas besoin de parler.”
Tolisso posa une main sur son épaule.
“On a compris depuis longtemps.”

Le coach baissa légÚrement les yeux.

Ce jour-lĂ , il ne venait pas seulement de perdre une bataille politique de plus.
Il venait aussi de comprendre que, malgrĂ© tout, il n’était plus seul.

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Heureusement qu’ils sont là ces deux-là

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Ça, c’est des hommes principes et valeurs louables, pas comme ce connard de Textor !

D’ailleurs, je prends que 500€ par genou, si jamais


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SaletĂ© de Textor, de la mĂȘme veine que le GĂ©rard Lopez lui 


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