:storyred: :s3: đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż :truro: A Truro Story

Réponse aux lecteurs

@CaptainAmericka Ă  dire vrai j’ai dĂ©jĂ  l’enveloppe salariale pour la saison prochaine (elle est doublĂ©e), mais ne sachant pas de quoi sera fait le recrutement, et les joueurs Ă©tant toujours sous contrat, je vais essayer de faire pourrir le truc le plus longtemps possible tant que ça rale pas trop) et les resigner plus tard. Le temps dira si c’est une bonne ou mauvaise stratĂ©gie.

@alexgavi Pas fait exprĂšs la rĂ©fĂ©rence :). Oui l’écrĂ©mage se fera avec le recrutement, mais je ne veux pas me retrouver coincĂ© avec des contrats pour des joueurs qui n’auront peut-ĂȘtre plus le niveau. Pour l’instant, les joueurs ne disent rien, donc, j’attends le dĂ©but de championnat si possible. Je pense qu’ils vont revenir Ă  la charge Ă  un moment donnĂ©.

Les barrages remportés par oldham Athletic


Londres, Wembley Stadium. La grande finale des barrages de Vanarama National League opposant Oldham Ă  Walsall allait dĂ©buter, et Volus Colomba s’apprĂȘtait Ă  prendre la parole au micro de la BBC Cornwall. InvitĂ© en tant qu’expert, il retrouvait Linda McGregor, son hĂŽte du soir, avec qui il partageait une complicitĂ© certaine.

« Vous Ă©coutez la BBC Cornwall, en direct de Wembley pour cette finale qui promet d’ĂȘtre intense ! Et Ă  mes cĂŽtĂ©s, un homme que vous connaissez bien : Volus Colomba, entraĂźneur de Truro City et fin connaisseur de la Vanarama National League. Bonsoir, Volus ! »

Colomba sourit avant de rĂ©pondre dans un anglais teintĂ© de son accent français : « Bonsoir, Linda. Toujours un plaisir d’ĂȘtre ici
 surtout avec vous. »

McGregor rit doucement. « Flatteur ! Mais vous ĂȘtes lĂ  pour parler foot, alors dites-nous, comment voyez-vous cette rencontre ? »

Colomba entra dans l’analyse. « Oldham va Ă©voluer en 5-3-2 avec des pistons trĂšs dangereux, Shepard Ă  droite et Bristow Ă  gauche. Et devant, il y a Ă©videmment Akinyemi, le meilleur buteur du championnat. À Walsall, c’est un 4-4-2 plus classique, avec le duo Johnson-Wilks en pointe. Mais la blessure de leur maĂźtre Ă  jouer, Earing, est un coup dur. »

Le match dĂ©marra et, dĂšs les premiĂšres minutes, la tension sur le terrain contrastait avec la dĂ©contraction dans la loge des commentateurs. Volus alternait analyses et traits d’humour, rendant la retransmission vivante.

« Et regardez, Bristow prend encore l’espace sur son couloir gauche
 Il a des jambes de feu ! On dirait moi Ă  vingt ans ! »

Linda Ă©clata de rire. « À vingt ans seulement ? Vous voulez dire que vous avez perdu votre vitesse ? »

Volus haussa les Ă©paules avec une moue amusĂ©e. « Disons que
 je la garde pour les bons moments. »

Leur alchimie plaisait aux auditeurs, qui envoyaient des questions Ă  la radio. Linda les lisait Ă  voix haute, parfois en taquinant son compĂšre.

Les minutes s’égrenaient et le match peinait Ă  s’emballer. Peu d’occasions, beaucoup de duels au milieu de terrain. Heureusement, la dynamique du duo Colomba-McGregor remplissait les vides.

Puis, enfin, un éclair : Bristow déborda cÎté gauche, lança un centre parfait au second poteau et Akinyemi surgit pour catapulter le ballon au fond des filets.

« Akinyemi encore ! » s’exclama Volus. « Qui d’autre que lui pouvait dĂ©bloquer ce match ? il a ce flair du vrai renard des surfaces. »

Linda acquiesça. « Oldham prend l’avantage
 et si Walsall n’a pas de rĂ©ponse rapide, c’est peut-ĂȘtre l’accession en League Two qui se joue lĂ  ! »

Finalement, Walsall ne parvint pas Ă  rĂ©agir et Oldham l’emporta. AprĂšs avoir rendu l’antenne, Linda et Volus quittĂšrent le stade, profitant de la douce soirĂ©e londonienne. Un dĂźner dans un petit restaurant intime, une balade main dans la main dans les rues illuminĂ©es


Le temps semblait suspendu. Volus savourait la prĂ©sence de Linda, la sensation de sa main dans la sienne, la chaleur de son regard pĂ©tillant sous la lumiĂšre tamisĂ©e des rĂ©verbĂšres. Ils parlaient Ă  voix basse, comme pour prĂ©server la bulle qui s’était formĂ©e autour d’eux.

Linda s’arrĂȘta soudain devant une vitrine, son visage se reflĂ©tant dans le verre. Elle tourna la tĂȘte vers Volus, un sourire espiĂšgle aux lĂšvres. « Je crois que tu aimes ça, ces petites escapades londoniennes. »

Il haussa un sourcil. « Surtout quand elles sont en si bonne compagnie. »

Elle se mordilla la lÚvre, amusée. « Tu sais que ton accent est irrésistible ? »

Il rit doucement, sentant une chaleur diffuse envahir son corps. L’air Ă©tait chargĂ© d’une tension douce, dĂ©licieuse. Il aurait voulu arrĂȘter le temps, rester lĂ , dans cette nuit qui leur appartenait. Il effleura une mĂšche de ses cheveux, son regard se perdant un instant dans le sien.

« J’aimerais qu’on ait plus de moments comme ça, » murmura-t-il.

Linda hocha lentement la tĂȘte. « Moi aussi. Mais justement
 profitons de celui-ci. »

Elle l’entraĂźna doucement vers lui, et il se laissa faire, savourant le contact de ses lĂšvres, le frisson qui parcourut son Ă©chine. À cet instant prĂ©cis, il n’était plus l’entraĂźneur prĂ©occupĂ© par son club, ni l’analyste invitĂ© par la BBC. Juste un homme, dans les rues de Londres, vivant un instant parfait avec la femme qui lui faisait oublier tout le reste.

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