:storyred: :s3: đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż :truro: A Truro Story

Réponse aux lecteurs

@Sythax Oui, une équipe compétitive mais sans la dénaturer. Un exercice complexe !

@CaptainAmericka oui, il est solide le gazier. Un profil Ă©tonnant, il est ultra lent, c’est pas le genre de joueur que je vais rechercher habituellement, mais je lui ai trouvĂ© un rĂŽle oĂč il arrive Ă  briller malgrĂ© ses dĂ©fauts. Et comme il est efficace, et que c’est un leader d’équipe et un morceau d’histoire des Tinners

Nouveau contrat de deux ans pour Colomba


Volus Colomba observait la feuille de papier devant lui, son stylo suspendu Ă  quelques centimĂštres de la ligne de signature. Il pouvait entendre la fĂȘte rĂ©sonner Ă  l’extĂ©rieur, les chants des supporters, les klaxons, l’euphorie d’une ville qui cĂ©lĂ©brait ses hĂ©ros. Pourtant, en lui, ce n’était pas la fĂȘte. C’était un maelström d’émotions contradictoires.

Eric Perez, son prĂ©sident et ami, Ă©tait assis en face de lui, les bras croisĂ©s, le regard insistant. Il venait de dĂ©rouler tout son argumentaire, de lui exposer l’avenir du club, les projets ambitieux, le passage au professionnalisme, le stade flambant neuf dans un an, les nouvelles infrastructures. Il lui promettait plus de soutien, un directeur sportif pour allĂ©ger sa charge de travail, un spĂ©cialiste en sciences du sport et pour amĂ©liorer la prĂ©paration physique des joueurs.

« Volus, je ne te vends pas du rĂȘve, je te propose un projet. Oui, ce sera difficile. Oui, tu vas encore devoir te battre. Mais regarde ce qu’on a construit en deux ans ! Personne ne croyait en nous, et pourtant nous y sommes. On joue en League Two maintenant. C’est toi qui as bĂąti ça. Tu peux nous faire grandir encore. »

Volus soupira, passa une main sur son visage fatiguĂ©. Il Ă©tait usĂ©. Le travail Ă©tait titanesque, Ă©puisant. La formation des jeunes Ă©tait un Ă©chec cette saison. À peine deux recrues issues du centre, et aucune n’avait le potentiel pour briller. Il se sentait freinĂ©, limitĂ©. Lui et Stewart Yetton, son fidĂšle adjoint, n’avaient toujours pas accĂšs Ă  de nouvelles formations pour progresser. Comment espĂ©rer Ă©voluer dans de telles conditions ?

« Je sais tout ça, Eric
 Mais c’est Ă©puisant. Truro ne produit pas de jeunes talents, nos infrastructures sont encore trop limitĂ©es. Je le vois bien, je suis bloquĂ©, je stagne. Et si je ne peux pas Ă©voluer, comment veux-tu que je fasse progresser ce club ? »

Eric acquiesça lentement. Il comprenait. Volus n’était pas un rĂȘveur, il Ă©tait un bĂątisseur. Un perfectionniste. Et son ambition, si elle l’avait portĂ© au sommet, Ă©tait aussi une source de frustration permanente.

« Chaque Ă©preuve est un test, Volus. Chaque difficultĂ© est une occasion de devenir meilleur. Regarde oĂč tu Ă©tais il y a deux ans, et regarde oĂč tu es maintenant. Tu crois que c’est un plafond ? Moi, je pense que c’est juste une autre marche. Et crois-moi, on va la franchir ensemble. »

Volus leva les yeux vers lui. Eric était bon, trÚs bon. Il savait comment parler à son coach, comment lui insuffler cette petite flamme qui, malgré toute la fatigue, continuait de brûler en lui.

Puis il pensa à la Bretagne. À sa fille, qui grandissait sans lui. À ce pùre de substitution qui prenait sa place, jour aprùs jour. Il y avait des choses qu’aucun titre ne pouvait compenser.

Mais ici, en Angleterre, il avait construit quelque chose. Une stabilité professionnelle, des amis sincÚres, un défi à la hauteur de ses ambitions. Et puis il y avait Linda


Il serra les mùchoires. Il avait une décision à prendre.

Il inspira profondément, puis, sans un mot, il attrapa le stylo et signa.

Eric sourit et tendit la main. « Alors, on continue l’histoire. »

Volus la serra, un sourire en coin. Oui, ils allaient continuer.

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