Réponse aux lecteurs
@celiavalencia il va passer plusieurs nuits de cauchemar, le pauvre Adama ![]()
@volatil Le futur Eminem ![]()
@Rhino Merci du compliment ![]()
@Sythax comme dirait mon fils: « wesh, mon reuf » ![]()
@CaptainAmericka C’est le but, non ? ![]()
La veille au soir, la délégation du Nigeria a pris la direction de Douala. Le voyage en avion fut rapide.
Et ce matin, Toopil fit un rapide réveil musculaire pour les futurs titulaires. La Tunisie était l’adversaire du jour. Et l’affrontement allait se dérouler dans le magnifique Stade de Japoma.
46 000 spectateurs avaient pris place dans l’enceinte Camerounaise. Mais contrairement au match d’ouverture, les supporters adverses étaient venus en nombre. Nigérians et Tunisiens faisaient beaucoup de bruit.
Toopil a décidé de repartir sur son 4-3-3 avec Saraki en pointe. Ce qui avait marché au premier match peut marcher au 2e. Victor Eletu avait un rôle d’électron libre au milieu de terrain. C’est là où allait avoir lieu le vrai match, car la Tunisie est un adversaire solide.
Le coup d’envoi est donné par les Tunisiens sous les ovations de leurs supporters. Le Nigeria semble bien dans son match et se crée deux occasions dont un tir à côté du but adverse.
Mais la défense n’est pas encore réveillée. A la 12e minute, la première attaque Tunisienne fait mouche: l’expérimenté Garreb est à la chute d’un centre et tire sans contrôle. Frappe imparable, ça fait 1-0 pour la Tunisie.
« Faut qu’on reste soudés, mec, faut pas s’désunir,
Si l’un tombe, les autres doivent le soutenir. »
hurle Toopil Ă ses joueurs.
« Plus de pressing » hurle l’adjoint.
Et les consignes sont respectées. Faisant preuve d’une belle solidarité, l’équipe empêche le bloc Tunisien de garder le ballon. Le Nigeria a la possession et les occasions. Et c’est à la 17e minute, soit cinq après le but de la Tunisie, que Saraki reçoit le ballon d’Eletu à l’entrée de la surface. Il se décale sur la droite et voit un espace libre. Il tire une frappe puissante qui finit au fond des filets. 1-1.
L’attaquant de Schalke est en feu. Onze minutes plus tard, corner pour le Nigeria. Olusegun centre. Son ballon est contré par la défense Tunisienne mais mal dégagé: il file vers le second poteau. Saraki saute plus haut que tout le monde et propulse le ballon dans les filets. Le Nigeria mène 2-1 dans une ambiance de feu.
Mais le rythme du match va tomber. Il était si haut dans la première demi-heure que les deux équipes ont besoin de récupérer. Le Nigeria va se crée une occasion sur un coup-franc et sur un tir de Saraki avant la pause. C’est sous les acclamations des deux publics que les équipes rentrent au vestiaire.
Toopil demande à ses joueurs de ne rien lâcher:
« Relâchez l’effort, et j’vous enterre tous vivants,
Avec vos crampons, vos regrets, et vos dents. »
Enfin… à sa façon… Si le rap l’amusait au début, cela commence à bien le saouler surtout dans un match aussi intense.
Le match reprend sans aucun changement. Et le rythme remonte aussi. La Tunisie se donne à fond. Et ça paye… Un penalty est sifflé pour une faute de main de Roberts. Hannibal (pas celui de @Groot ) s’élance face à Wahab mais son penalty en pleine lucarne est superbement bien tiré.
« T’as beau t’coucher, t’es déjà pris, imparable,
Le ballon t’éclate la face, c’est le destin, inévitable ! »
dira Toopil. 2-2.
Le match s’emballe, les deux équipes jouent chaque coup à fond et cherchent à mettre le 3e but, celui qui pourrait s’avérer décisif.
Il faudra attendre dix minutes pour voir le 3e but, à la 57e. Après un corner, Victor Eletu récupère le ballon et le passe à son coéquipier arrière droit: Olefumi Festus qui joue à St-Johnstone en Ecosse. Celui-ci, à la Pavard, frappe de bâtard. Le ballon percute le poteau et finit dans les filets. 3-2.
C’est la folie dans le stade.
Toopil demande à ses joueurs de calmer le rythme, de le ralentir. Car à continuer ainsi, l’équipe va finir épuisée et cela peut avantager la Tunisie qui a l’air plus à son avantage sur le côté physique.
Les premiers changement ont lieu assez tôt. Le joueur de Séville, Tim Iroegbunam remplace Osawe. Et ça paye encore. 79e minute, c’est l’entrant qui fait couler la Tunisie en marquant le 4e but du Nigeria. Okafor monte sur son aile gauche et passe en retrait pour son coéquipier du milieu de terrain. Iroegbunam avance, rentre dans la surface et tire hors de portée du gardien. 4-2.
Le break est fait. Toopil se lance dans une danse urbaine sur son banc sous les rires des remplaçants.
La Tunisie tente le tout pour le tout. A la 92e minute, Sioud marque le 3e but Tunisien. Il reste deux minutes dans les arrĂŞts de jeu.
Le Nigeria met le verrou. Mais ça ne suffit pas. La Tunisie se lance à corps perdu dans la bataille.
Corner de la dernière chance: leur gardien monte. Le corner est tiré par l’ailier Tunisien. Le ballon fuse vers la surface. Sioud, encore loin, place une tête. Le ballon file vers les filets. Wahab est battu. Mais le poteau sauve le Nigeria. Etim dégage le ballon, l’arbitre siffle la fin du match. Les hommes en verts ont gagné la partie. Ouf de soulagement car le match fut incroyable et les dernières minutes irrespirables.
Dans le vestiaire, ça chante, ça danse. Toopil laisse ses joueurs profiter. Un match nul suffira lors du dernier match car plus tôt dans la journée, à la surprise générale, le Sierra Leone a battu le Gabon.
Mais pour le moment, l’heure est venue de se reposer. Mais seulement après le retour à Nkongsamba en avion.











