:storygreen: :s1: :mex: De la Babylone des Caraïbes à la Cité des Anges 🇺🇸 🔞


#1

ATLANTE CANCÚN - INTRODUCTION

Île de Cozumel, mai 2017

Je séjourne à l’hôtel Secrets Aura, à quelques kilomètres au sud de San Miguel, la seule ville de l’île. Cette année, je me suis éloigné de Cancún et de son animation continue, de ses boîtes de nuit, de ses lieux de perdition. Un beau séjour avec Isabella dans un hôtel aussi luxueux et agréable que cher. J’ai besoin de calme et de silence pour me ressourcer après la frénésie de Moscou et de Nuremberg.

Cozumel, la terre des hirondelles en langue maya, est une île paradisiaque de 477 km de superficie, grosso modo la taille de l’île de Montréal. À la différence près qu’ici il n’y a que des arbres quasi, pas des gratte-ciel. Nous sommes à environ 20 km de la ville de Playa del Carmen, et à 60 km au sud de Cancún.

Le but de nos vacances incognito est clair : repos, plage, soleil, lecture, cocktails et bonne bouffe. Cela fait du bien de décrocher après avoir passé cinq ans entre l’Allemagne et la Russie. Je suis donc en quelque sorte de retour au pays, ou un de mes pays, celui de ma maman, qui a immigré au Québec jeune quand elle a rencontré mon père. C’est pourquoi je suis toujours un peu chez moi au Mexique.

Bella sur la plage

« Mais où as-tu déniché cette femme, s’est enquit ma maman dès que nous fûmes seuls, à mon arrivée à Québec où mes parents vivent.

  • Pourquoi, tu ne l’aimes pas ? Tu ne la connais même pas, laisse-lui une chance.
  • Je n’aime pas son air en tout cas. Ces tatouages, ces yeux maquillés de noir… Quand tu m’as parlé d’un mannequin d’origine mexicaine, je croyais voir débarquer une fille de la classe de Bianca Soto, mais pas… ça.

Bianca Soto

Je crois que ma maman est un peu vieux jeu. Bien sûr que Bianca Soto, je ne lui dirais pas non si elle me filait un billet de 5 Euros, mais je suis amoureux d’Isabella. J’aime son look un peu gothique, j’aime ses traits du sud accolés à son accent allemand. Puis, il y a plein de choses qu’elle fait que je n’oserais pas dire à maman, évidemment… Elle sait y faire, la bougresse, mieux que Bianca Soto à n’en point douter !

Bref, nous ne nous sommes pas éternisés à Québec, direction le Mexique et les vacances. Heureusement, mon père, lui, bon Québécois à la chemise carreautée semblait l’apprécier beaucoup. Peut-être que la discussion fut restreinte, puisque seul un anglais approximatif des deux bords faisait office de moyen de communication. Par contre, Bella, qui parle très bien l’espagnol, a tout saisi des récriminations de ma maman… Les Mexicaines parlent beaucoup, et fort. C’est sans doute en réponse au machisme qui caractérise mes compatriotes mexicains.

La chemise carreautée

Je suis étalé sur la plage en cette belle matinée. Mieux vaut aller s’étaler au soleil le matin, c’est beaucoup trop chaud une fois passé midi. Je suis en train de siroter une Dos Equis ambar, un livre de Michel Houellebecq à la main. La Dos Equis, les deux X rouges, une excellente bière mexicaine. La meilleure que j’ai goûtée, loin de cette pisse-de-chat de Corona. La Corona, c’est une marque pour touriste et pour l’exportation. Un peu comme la Stella en Belgique quoi : le Belge boit de la Jup’ et exporte la Stella.

Bella est partie dans l’eau.

Je relaxe comme jamais quand j’entends une voix familière derrière moi. Trois secondes d’hésitation, je fais un mouvement : Eduardo !

Eduardo est un grand ami, que j’ai certes perdu de vue depuis des années, même si nous restons en contact via Facebook. Il fut un temps où nous partagions les mêmes bancs à l’université anglophone de Montréal : McGill. Issu d’une famille mexicaine très riche, il était arrivé à McGill, où j’étudiais à l’époque. Il semblait maladroit, lui qui parlait un anglais très approximatif et ne connaissait personne. Comme j’étais moi-même mexicain, il s’est vite lié d’amitié avec moi, et nous avons fait les 400 coups ensemble. Je l’ai emmené dans les pires lieux de débauche de la métropole, des endroits encore un peu cachés à l’époque, où des pratiques indicibles étaient légion, et où les défilés de latex étaient fréquents. Le Fetish Night montréalais quoi !

Montréal a cette réputation de lieu de débauche de la côte Est. Les puritains Américains et Canadiens anglais s’y retrouvent souvent pour fêter en grande. Montréal ville du tourisme sexuel, licite cela s’entend.

Il suffit de se promener sur la rue Sainte-Catherine pour constater la diversité des établissements en tout genre… Il y en a vraiment pour tous les goûts, avec pignon sur rue, dans une ambiance d’ouverture totale. C’est un côté montréalais que j’adore. Eduardo aussi adorait.

« Eduardo !?! Toi ici ? »

Il ouvre les bras, un sourire fendant son visage en deux. Je saute de mon siège et le prends dans mes bras. Quelle excellente surprise !

« Mais que fais-tu là ? Aux dernières nouvelles tu étais à Acapulco.

  • Tu retardes de deux guerres Mark, je suis de retour ici. C’est mon oncle qui m’a rappelé auprès de lui.
  • Quoi ? À l’Atlante ?
  • Oui. Tío avait besoin de sang neuf à la direction de son club de Football. Tu as entendu que l’Atlante jouait en Ascenso maintenant ?
  • Ne m’en parle pas, cela m’a rendu malade. Dire qu’il n’y a pas dix ans Atlante trônait au sommet du continent…
  • Oui, mauvaise gestion, Tío a donné les rênes à des incapables… Il est très pris par toutes ses affaires. Sais-tu qu’il a été classé 30e fortune du Mexique au fait ?
  • 30e ? Waow… »

Nous nous sommes retrouvés au bar, au début avec Bella, mais mon interlocuteur et ami était incapable de se concentrer. Il n’a pas changé : dès qu’une belle femme rôde dans les parages, il fait son paon. Pour faire bonne mesure auprès d’Eduardo, j’ai enjoint à Bella de retourner se baigner et de laisser parler les hommes, dans un style bien mexicain qui m’a valu une paire d’yeux qui en disaient long. Les Allemandes ne se font pas commander facilement.

« Quelle belle femme tu as Mark. Mais où as-tu trouvé un tel joyau ?

  • En Allemagne mon ami. J’ai passé une saison à Nuremberg, à entraîner les jeunes. C’est là que je l’ai rencontrée.
  • Aaahhh c’est ça son magnifique accent quand elle parle espagnol. On n’en entend pas souvent des Allemandes qui parlent aussi bien espagnol ici. Mais assez parlé femme. Mark, je n’irai pas par quatre chemins : j’ai pris le bateau pour te rejoindre sur l’île parce que j’ai envie de faire de toi le coach de l’Atlante.
  • Coach ?
  • Oui. Je t’ai vu à l’œuvre en MLS et en Russie, tu as ce qu’il faut. Je veux rajeunir le staff, repartir à neuf, insuffler un nouvel élan au club. Tío m’a donné carte blanche, alors je veux m’entourer de gens que j’aime et qui je sais travailleront dans la bonne entente. De toute façon, ce ne sera pas pire que les vieilles badernes qui ont fait sombrer le club.
  • Tu me prends au dépourvu.
  • Réfléchis, mais ne traîne pas : les joueurs reviennent au camp d’entraînement dans quelques jours. Salaire intéressant, villa à disposition, chauffeur, personnel de maison, garde du corps… Je t’aurais bien proposé une femme, ajouta-t-il en me donnant un petit coup de coude, mais tu sembles servi… Enfin, si tu le désires, tu me le dis… Bref, tu auras tout ce qu’il faut. Bien entendu, je te partagerai mon carnet d’adresse pour les nuits folles de Cancún. J’ai mes entrées partout. Car tu n’as pas changé, vieille canaille, me dit-il avec un clin d’œil.
  • Non, toujours pas, sûrement pas avec une femme comme Bella. Elle est pire que moi je crois. Et toi ?
  • Rhooo pire que toi ! J’ai hâte de mieux la connaître alors. Moi, je suis trop vieux pour changer. Le ver est dans le fruit. »

Mon ami est assez vite parti, me laissant son numéro de téléphone. Il me laisse quelques jours. Le temps de tenter de convaincre Bella… Mais je crois que le salaire, bien supérieur à ce que je gagnais à Moscou, devrait la convaincre, surtout qu’elle aime le soleil, la plage, sans oublier qu’elle aimerait renouer avec son pays d’origine. Elle accepta rapidement, ravie de s’imaginer passer quelques années ici.

Cancún

Cancún, la Babylone des Caraïbes ! D’ailleurs, le mot Cancún signifie « Nid de serpents » en langue maya.

C’est un signe !

Il y a une cinquantaine d’années, il y avait une centaine de pêcheurs dans le village, moment où les autorités mexicaines ont décidé de profiter de la magnificence de l’endroit pour y installer une station balnéaire. Elle ouvrira ses portes en 1974… Le début d’une croissance ininterrompue et exponentielle pour devenir une ville de près de 700 000 habitants aujourd’hui.

C’est d’ailleurs impressionnant de constater à quelle vitesse les bâtiments, centres commerciaux, attractions touristiques, stations balnéaires poussent tout le long de la côte. J’y suis allé pour le première fois en janvier 2011. Depuis lors, j’y retourne environ une fois l’an, et toujours il y a de nouvelles constructions impressionnantes.

C’est donc dans cette ville en pleine ébullition, une des capitales touristiques mondiales, que je vais officier. Le luxe de l’endroit et la luxure qui le caractérise me vont à merveille. En plus, avec un Golden Boy comme Eduardo et une femme comme Bella à mon bras, je ne risque pas de m’ennuyer.


:commu: Un Joyeux Non-Anniversaire
#2

ça commence fort ici :sac:


#3

Faut-il mettre un :underage: tout de suite ou on attend ? :smile:

Que veux-tu, je fais ce qu’on me demande moi…


#4

allez du latex, du lycra des bas collant et surtout MEXICOOOO looool

Si tu as le temps passe à l’Hacienda :slight_smile:


#5

Là ? Pas rassurant… :slight_smile:


#6

https://goo.gl/images/XXLfZo

Non là lol mon hacienda


#7

Je m’installe


#8

Connais pas. Ces dernières années, on a été du côté de Playa del Carmen plutôt. Je connais la Hacienda Dona Isabel, où il y a un casino… 50 $ US de mise minimum, ça m’a refroidi…


#9

Tu es allé dans ce coin-là alors ? Cool ça. C’est loin de chez vous pourtant.


#10

Non je ne suis malheureusement jamais allé au Mexique. Je m’étais imaginé dans une hacienda casquette sur la tête en pleine sieste… Rêveries lol


#11

Cela dit, j’ai croisé par mal d’Allemands dans le coin de Cancún, et des Russes, encore plus loin pourtant. J’ai même vu des Parisiens la dernière fois.


#12

Cet été enfin en juin je serai du côté de la côte d’Opale en famille, et ptet un crochet sur ma belle albion …


#13

En juin je serai du côté de Waterloo moi… Un petit passage par la Belgique !


#14

Ha faudrait s’arranger je t’inviterai à boire un bon Orval à La Louvière


#15

Il y en a encore des Orval en Belgique ? Ici j’en trouve facilement, mais en Belgique les rayons sont vides…


#16

Quand on sait où aller lol


#17

On rajoute la musique de Tropico et on est dans l’ambiance mexicaine !


#18

héé un loup comme moi :wink:


#19

Oui l’ami on est quelques loups ici (perso un loup d’adoption car je suis montois d’origine)


#20

Moi je suis né au tivoli :slight_smile: maintenant j’ai acheté du coté des carolos