2031/32 — CHAMPIONS DE NATIONAL LEAGUE
Il y a des saisons qui font progresser un club et il y a celles qui changent définitivement son histoire.
2031/32 APPARTIENT À LA DEUXIÈME CATÉGORIE.
Un an plus tôt, Wakefield découvrait seulement la National League. L’objectif officiel consistait encore à lutter pour le maintien. Les Falcons avaient finalement terminé sixièmes, atteint les play-offs et prouvé qu’ils pouvaient rivaliser à ce niveau.
Cette saison, il ne s’agissait donc plus simplement de survivre. Il fallait confirmer. Et Wakefield a fait beaucoup plus que cela.
46 MATCHS.
29 VICTOIRES.
98 POINTS.
111 BUTS MARQUÉS.
Puis cette dernière journée complètement folle. Wakefield arrivait encore derrière York City. Il fallait gagner. Et attendre.
Les Falcons font leur travail.
EBBSFLEET UNITED 1-5 WAKEFIELD.
Puis la nouvelle tombe. York City ne gagne pas. En quelques minutes, toute une saison bascule.
WAKEFIELD PASSE PREMIER.
WAKEFIELD EST CHAMPION.
Pour un point. Après 46 journées. Difficile d’imaginer scénario plus spectaculaire.
DE LA NATIONAL LEAGUE À L’EFL
Cette promotion est différente de toutes les précédentes. Parce qu’elle ne représente pas simplement un changement de division.
Wakefield entre désormais dans :
L’ENGLISH FOOTBALL LEAGUE.
La League Two. Le quatrième niveau du football anglais. Et surtout :
LE MONDE PROFESSIONNEL.
Le club abandonne donc son fonctionnement semi-professionnel.
Les joueurs. Le staff. L’organisation quotidienne. Les contrats. Les infrastructures. Les exigences physiques.
Tout va progressivement changer.
Pendant plusieurs années, Wakefield a réussi à avancer avec une structure plus petite que la plupart de ses adversaires.
Cette fois, il n’y aura plus vraiment de raccourci.
LES FALCONS DEVIENNENT UN CLUB PROFESSIONNEL.
Ce qui semblait complètement irréaliste au début de cette aventure est désormais une réalité.
UNE SAISON IMMENSE SUR TOUS LES FRONTS
Le championnat aurait déjà suffi à rendre cette saison historique.
Mais Wakefield ne s’est pas arrêté là.
La FA Cup a offert quelques-unes des soirées les plus mémorables de toute l’aventure.
Exeter City.
Stockport County.
Burnley.
Puis surtout :
QPR.
Un club largement supérieur sur le papier.
À l’extérieur. Et pourtant :
QPR 2-3 WAKEFIELD.
Les Falcons atteignent finalement :
LES QUARTS DE FINALE DE FA CUP.
Peterborough United sera trop fort.
Défaite 4-0.
Mais arriver parmi les huit dernières équipes encore engagées constitue déjà quelque chose d’exceptionnel pour un club de National League.
En FA Trophy, le parcours sera également solide.
L’objectif était d’atteindre au minimum le cinquième tour. Mission accomplie. Wakefield ira même plus loin avant de tomber face à Aldershot Town.
UNE SAISON HISTORIQUE DANS PRATIQUEMENT TOUTES LES COMPÉTITIONS.
111 BUTS — L’ADN WAKEFIELD
Une chose ne change décidément jamais. Wakefield continue de vouloir attaquer.
111 BUTS EN CHAMPIONNAT.
Après les 106 réalisations de la saison précédente, les Falcons franchissent encore une fois la barre des cent.
Deux saisons de National League.
217 BUTS.
L’identité est désormais parfaitement claire. Cette équipe veut imposer son jeu. Elle veut créer. Elle veut attaquer. Elle veut jouer avec plusieurs joueurs offensifs capables de faire la différence.
Et contrairement à la saison précédente, Wakefield réussit également à réduire considérablement les dégâts défensifs.
20230/31 :
77 BUTS ENCAISSÉS.
2031/32 :
50.
Soit :
27 BUTS DE MOINS.
C’est peut-être là que le titre s’est réellement joué.
L’attaque était déjà capable de dominer la division.
La défense avait simplement besoin de rejoindre son niveau.
LA DÉFENSE A CHANGÉ LE DESTIN DE LA SAISON
Lorsque le club avait dressé le bilan de sa première année de National League, le principal chantier était évident.
TROP DE BUTS ENCAISSÉS.
Le recrutement avait donc ciblé plusieurs profils possédant davantage d’expérience.
Adisa Osayande.
Reinaldo Sbarra.
Puis Shalrie Wilson.
Les résultats sont immédiatement visibles.
Osayande termine avec :
53 APPARITIONS — 3 BUTS — 3 HOMMES DU MATCH — 7,07.
Sbarra dispute :
52 MATCHS — 7,07 DE MOYENNE.
Deux défenseurs capables d’enchaîner toute la saison avec une note supérieure à 7.
Derrière eux, Wilson n’a que 20 ans et commence progressivement son intégration.
Wakefield ne s’est pas transformé en équipe défensive.
Mais il est devenu beaucoup plus difficile à battre.
ET C’EST CE QUI FAIT LA DIFFÉRENCE ENTRE UN CANDIDAT AUX PLAY-OFFS ET UN CHAMPION.
GEORGE BEAUMONT — UNE SAISON MONSTRUEUSE
La ligne statistique de George Beaumont mérite une section à elle seule.
Latéral droit.
25 ans.
Et pourtant :
7 BUTS.
21 PASSES DÉCISIVES.
10 HOMMES DU MATCH.
7,27 DE MOYENNE.
Sur 52 apparitions.
C’est une production offensive hallucinante pour un défenseur.
Beaumont aura transformé son côté droit en véritable rampe de lancement.
Centres.
Débordements.
Dernières passes.
Coups de pied arrêtés.
Il termine tout simplement meilleur passeur de l’effectif.
28 CONTRIBUTIONS DÉCISIVES DEPUIS LE POSTE DE LATÉRAL DROIT.
Et surtout une régularité impressionnante sur l’ensemble de la saison.
KYRELL MALCOLM — LE JOUEUR QUI A FAIT BASCULER DES MATCHS
L’autre 7,27 appartient à un joueur totalement différent.
KYRELL MALCOLM.
17 buts.
15 passes décisives.
7 titres d’homme du match.
32 CONTRIBUTIONS DÉCISIVES.
Malcolm aura apporté quelque chose que Wakefield recherchait depuis longtemps.
La capacité à provoquer.
À accélérer.
À éliminer.
Et surtout à être décisif depuis plusieurs positions offensives.
Sa deuxième partie de saison aura été particulièrement impressionnante.
Doublés.
Triplé à Ebbsfleet.
Buts importants en coupe.
Passes décisives dans les grands rendez-vous.
UNE VÉRITABLE ARME.
MEDWYNTER — ENCORE 20 BUTS
Chase Medwynter ne réalise pas statistiquement sa meilleure saison sous le maillot de Wakefield.
Et pourtant…
20 BUTS.
Il atteint encore la barre symbolique des vingt réalisations.
À cela s’ajoutent :
10 PASSES DÉCISIVES.
Soit :
30 CONTRIBUTIONS.
Même avec une moyenne de 6,84, son importance reste évidente.
Medwynter joue 57 rencontres au total.
51 titularisations.
6 entrées en jeu.
Une disponibilité exceptionnelle.
Et toujours cette capacité à apparaître dans la surface au moment nécessaire.
ENCORE UNE SAISON À 20 BUTS POUR L’UN DES VISAGES DE L’ASCENSION.
ROB NORRINGTON — 18 BUTS DANS UN RÔLE HYBRIDE
L’arrivée de Rob Norrington en cours de saison précédente avait déjà laissé entrevoir quelque chose.
Cette année confirme totalement l’impression.
18 BUTS.
3 PASSES DÉCISIVES.
5 HOMMES DU MATCH.
7,17 DE MOYENNE.
Le plus impressionnant reste son utilisation.
23 titularisations.
29 entrées en jeu.
Norrington aura donc souvent été utilisé comme joueur de rotation ou comme arme depuis le banc.
Et malgré cela :
18 BUTS.
Une efficacité exceptionnelle.
NATHANIEL-JUNIOR BROWN — ENCORE PARTOUT
Si quelqu’un souhaite comprendre pourquoi Nathaniel-Junior Brown est devenu aussi important dans ce groupe, il suffit de regarder ses statistiques.
16 BUTS.
12 PASSES DÉCISIVES.
6 HOMMES DU MATCH.
7,10 DE MOYENNE.
28 contributions directes.
Brown était déjà l’un des principaux créateurs de l’équipe la saison précédente.
Cette fois, il ajoute encore davantage de buts.
Et surtout, à seulement 23 ans, il continue de progresser avec le club.
CALEN MANNION — LA SAISON DU DOUBLE-DOUBLE
Il y a aussi ceux dont la saison s’est construite sans forcément faire autant de bruit.
CALEN MANNION.
31 titularisations.
23 entrées en jeu.
Et au bout :
11 BUTS.
11 PASSES DÉCISIVES.
Un véritable double-double.
Mannion ajoute également quatre titres d’homme du match et une note moyenne de 6,95.
Un joueur capable d’occuper plusieurs rôles.
De débuter.
D’entrer.
De créer.
De marquer.
LE GENRE DE JOUEUR QUI FAIT VIVRE UN EFFECTIF SUR UNE SAISON DE PLUS DE CINQUANTE MATCHS.
CONNOR MCCARTHY — LE PRÊT QUI A PARFAITEMENT FONCTIONNÉ
Son arrivée devait apporter de la profondeur au milieu.
Finalement, Connor McCarthy est devenu beaucoup plus qu’une simple solution de rotation.
55 APPARITIONS.
10 BUTS.
9 PASSES DÉCISIVES.
4 HOMMES DU MATCH.
À seulement 21 ans.
Le jeune Irlandais a répondu présent tout au long de la saison.
Et son cas rappelle parfaitement pourquoi les prêts peuvent être aussi importants dans ce genre de projet.
Wakefield avait besoin d’un milieu immédiatement capable de jouer.
McCarthy avait besoin de temps de jeu.
LES DEUX PARTIES ONT GAGNÉ.
LES HOMMES DU TITRE
Le plus impressionnant reste probablement la profondeur de l’effectif.
Les contributions offensives sont réparties partout.
Malcolm : 17 buts.
Brown : 16.
Norrington : 18.
Mannion : 11.
McCarthy : 10.
Akpobi : 9.
Et derrière eux, plusieurs défenseurs participent eux aussi.
Beaumont : 7 buts, 21 passes.
Beeston : 4 buts, 14 passes.
Nelson : 4 buts, 5 passes.
Wakefield n’a pas gagné ce championnat grâce à un buteur à 35 réalisations.
WAKEFIELD L’A GAGNÉ PARCE QUE LE DANGER VENAIT DE PARTOUT.
| ÂGE | MATCHS* | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Matty Wright | 23 | 13 | 0 | 0 | 0 | 6,54 |
| Harley Price | 25 | 42 | 0 | 0 | 0 | 6,97 |
| James Wilson | 25 | 0 (30) | 0 | 0 | 0 | 6,81 |
| Adisa Osayande | 24 | 52 (1) | 3 | 1 | 3 | 7,07 |
| Deagon Nelson | 26 | 9 (42) | 4 | 5 | 0 | 6,93 |
| Reinaldo Sbarra | 22 | 52 | 1 | 1 | 1 | 7,07 |
| Shalrie Wilson | 20 | 10 (4) | 0 | 0 | 0 | 6,94 |
| George Beeston | 20 | 54 (2) | 4 | 14 | 2 | 7,01 |
| George Beaumont | 25 | 51 (1) | 7 | 21 | 10 | 7,27 |
| James Clarke | 25 | 55 (1) | 2 | 6 | 0 | 6,93 |
| Aladji Bamba | 25 | 2 (33) | 4 | 1 | 1 | 6,92 |
| Owen Lunt | 27 | 2 (4) | 0 | 1 | 0 | 6,93 |
| Connor McCarthy | 21 | 46 (9) | 10 | 9 | 4 | 6,94 |
| Ben Hames | 20 | 21 (11) | 5 | 3 | 1 | 6,78 |
| Joël Akpobi | 24 | 4 (39) | 9 | 4 | 1 | 6,93 |
| Félix Scott | 23 | 28 (12) | 5 | 4 | 0 | 6,70 |
| Calen Mannion | 22 | 31 (23) | 11 | 11 | 4 | 6,95 |
| Kyrell Malcolm | 24 | 35 (8) | 17 | 15 | 7 | 7,27 |
| Nathaniel-Junior Brown | 23 | 35 (22) | 16 | 12 | 6 | 7,10 |
| Rob Norrington | 22 | 23 (29) | 18 | 3 | 5 | 7,17 |
| Iain Godwin | 21 | 9 (2) | 1 | 0 | 0 | 6,45 |
| Chase Medwynter | 25 | 51 (6) | 20 | 10 | 1 | 6,84 |
HARLEY PRICE PREND LE CONTRÔLE
Le poste de gardien avait été partagé la saison précédente.
Cette fois, une hiérarchie se dégage.
HARLEY PRICE : 42 MATCHS.
Matty Wright :
13 MATCHS.
Price termine avec une moyenne de 6,97.
Pas spectaculaire.
Mais suffisamment solide pour devenir le numéro un d’une équipe championne.
À 25 ans, il entrera donc dans le monde professionnel avec l’occasion de montrer s’il peut encore élever son niveau.
ET LE PLUS FOU… C’EST QUE CE GROUPE RESTE JEUNE
L’entrée dans le football professionnel pourrait laisser imaginer une équipe arrivée à maturité.
Pas vraiment.
Shalrie Wilson a :
20 ANS.
George Beeston :
20 ANS.
Ben Hames :
20 ANS.
Connor McCarthy :
21 ANS.
Iain Godwin :
21 ANS.
Reinaldo Sbarra :
22 ANS.
Rob Norrington :
22 ANS.
Calen Mannion :
22 ANS.
Une immense partie du groupe champion possède donc encore plusieurs années de progression devant elle.
C’est évidemment une force.
Mais Wakefield sait déjà ce que cela signifie.
LES CLUBS PROFESSIONNELS VONT REGARDER DE PLUS EN PLUS PRÈS.
UN NOUVEAU SPONSOR POUR LA NOUVELLE ÈRE
Le changement de statut attire également de nouvelles opportunités commerciales.
Wakefield signe un nouvel accord de sponsoring maillot supplémentaire.
Durée :
2 ANS.
Montant :
7 000 € PAR SAISON.
Soit :
14 000 € GARANTIS.
La somme reste évidemment modeste au regard du football professionnel.
Mais la tendance est importante.
Les revenus commerciaux augmentent.
La visibilité augmente.
La valeur de la marque Wakefield augmente.
Et désormais, chaque source de revenus supplémentaires devient importante pour financer une structure professionnelle.
LE PRIX DU FOOTBALL PROFESSIONNEL
La montée possède cependant une conséquence immédiate pour les supporters.
Les prix augmentent.
Et pas légèrement.
Le billet passe désormais à :
23 €.
Soit :
+25 %.
L’abonnement grimpe quant à lui à :
209 €.
Soit :
+29 %.
La hausse est importante.
Mais Wakefield change totalement d’environnement.
Des contrats professionnels.
Des salaires supérieurs.
Davantage de personnel.
Davantage d’exigences réglementaires.
Davantage de déplacements.
Des infrastructures à développer.
La League Two représente une formidable récompense sportive.
MAIS ELLE REPRÉSENTE AUSSI UN COÛT.
Le défi pour la direction sera désormais de faire augmenter les revenus sans couper le club de ceux qui l’ont accompagné pendant toute son ascension.
OWEN LUNT QUITTE WAKEFIELD
L’entrée dans le football professionnel provoque également ses premiers mouvements.
OWEN LUNT QUITTE LE CLUB.
Le milieu anglais rejoint :
FC UNITED — D6.
Son passage à Wakefield aura finalement été extrêmement discret.
Seulement deux titularisations.
Quatre entrées en jeu.
Une passe décisive.
Le recrutement devait apporter l’expérience de ses nombreuses saisons dans l’EFL.
Mais Lunt n’aura jamais réellement trouvé sa place dans la rotation.
À 27 ans, il choisit donc de redescendre pour retrouver davantage de temps de jeu.
UN CLUB QUI N’A PLUS RIEN À VOIR AVEC CELUI DU DÉBUT
Il faut parfois regarder quelques années en arrière pour mesurer réellement la transformation.
Wakefield était un petit club qui cherchait simplement à survivre dans les profondeurs de la pyramide anglaise.
Aujourd’hui :
LE CLUB EST CHAMPION DE NATIONAL LEAGUE.
LE CLUB EST PROFESSIONNEL.
LE CLUB JOUERA EN LEAGUE TWO.
LE CLUB VIENT DE DISPUTER UN QUART DE FINALE DE FA CUP.
Des joueurs arrivent désormais avec de l’expérience EFL.
D’autres quittent Wakefield pour des clubs professionnels.
Les sponsors deviennent plus importants.
Les infrastructures coûtent désormais plusieurs centaines de milliers d’euros.
Et les ambitions du club changent avec tout le reste.
Il ne s’agit plus uniquement d’une belle histoire de promotions successives.
WAKEFIELD EST DEVENU UN CLUB DE FOOTBALL PROFESSIONNEL.
ET MAINTENANT COMMENCE PEUT-ÊTRE LE PLUS GRAND DÉFI
Chaque promotion a été présentée comme la marche la plus difficile. Mais cette fois, la différence sera réelle.
Wakefield quitte le monde du non-league football.
En League Two, les Falcons vont affronter des clubs historiquement professionnels.
Des effectifs construits pour l’EFL.
Des joueurs possédant plusieurs centaines de matchs professionnels.
Des budgets radicalement différents.
Et surtout une saison où il sera beaucoup plus difficile de compenser certaines lacunes uniquement par l’enthousiasme.
Le passage professionnel signifie également que les joueurs vont désormais s’entraîner différemment.
Plus souvent.
Avec davantage d’exigence.
Le staff va devoir évoluer.
Le recrutement aussi.
LA PROCHAINE SAISON NE SERA PAS UNE SIMPLE CONTINUATION.
Elle sera presque le début d’un nouveau projet.
LA FIN D’UNE PREMIÈRE PARTIE DE L’HISTOIRE
Jusqu’ici, Wakefield racontait l’histoire d’un club qui essayait de grimper.
Une division.
Puis une autre.
Puis encore une autre.
Cette histoire vient d’atteindre son premier véritable sommet.
L’EFL.
Ce n’est évidemment pas la fin.
Mais c’est une frontière.
Tout ce qui précède appartient désormais presque à une première époque.
L’époque des paris.
Des joueurs récupérés gratuitement.
Des contrats semi-professionnels.
Des stades temporaires.
Des budgets minuscules.
Des promotions inattendues.
La prochaine époque sera différente.
WAKEFIELD VA DEVOIR APPRENDRE À ÊTRE PROFESSIONNEL.
Pas simplement dans son statut.
Dans son fonctionnement.
Dans son recrutement.
Dans ses exigences.
Dans sa capacité à conserver ses meilleurs joueurs.
Et dans sa façon de gérer l’argent.
NICOLAS GROBOV
« J’ai du mal à résumer cette saison parce qu’il s’est passé tellement de choses.
Nous sommes champions. Nous avons pris 98 points. Nous avons marqué 111 buts. Nous avons atteint les quarts de finale de FA Cup. Et maintenant Wakefield est un club professionnel.
Il y a quelques années, simplement prononcer cette phrase aurait semblé ridicule.
AUJOURD’HUI, ELLE EST RÉELLE.
Je pense évidemment énormément à cette dernière journée. Nous savions que nous devions gagner. Mais nous savions également que notre destin ne dépendait plus uniquement de nous.
Alors nous avons fait la seule chose que nous pouvions faire. Jouer. Attaquer. Et gagner.
Cinq buts à Ebbsfleet. Puis nous avons attendu. Quand nous avons appris le résultat de York… Je crois que personne n’a vraiment compris immédiatement.
Une saison entière. 46 journées. Et finalement :
UN POINT.
Un seul point entre nous et York City.
C’est pour cela que je répète toujours aux joueurs que chaque match compte.
Chaque égalisation. Chaque but à la 87e minute. Chaque point gagné dans une mauvaise journée. Tout revient à la fin.
Cette équipe mérite son titre. Pas seulement pour la dernière journée. Mais pour l’ensemble de la saison.
Nous avons été capables de marquer 111 buts tout en devenant beaucoup plus solides défensivement.
C’était notre grande faiblesse la saison dernière.
Nous avons travaillé dessus.
Osayande et Sbarra ont énormément apporté. Beaumont a réalisé une saison exceptionnelle. Malcolm a changé beaucoup de matchs. Brown continue de progresser. Norrington marque énormément. Mannion apporte partout.
McCarthy a été remarquable. Et Chase atteint encore vingt buts.
NOUS N’AVONS PAS GAGNÉ GRÂCE À UN JOUEUR.
NOUS AVONS GAGNÉ GRÂCE À UN GROUPE.
Et je dois aussi parler de la FA Cup.
Battre Burnley. Puis aller gagner à QPR. Atteindre les quarts de finale avec Wakefield…
Je pense que ce sont des soirées que les supporters garderont longtemps.
Peterborough nous a rappelé qu’il reste encore plusieurs niveaux entre certaines équipes et nous.
Mais c’est exactement ce genre de match qui nous montre ce qu’il nous reste à construire.
Maintenant nous entrons en League Two.
Et je sais que les gens vont parler d’une nouvelle promotion.
C’est normal.
Nous avons tellement monté ces dernières années que certains pensent peut-être que cela va continuer automatiquement.
RIEN NE SERA AUTOMATIQUE.
Nous allons devenir professionnels.
Cela change beaucoup de choses.
Nos joueurs vont devoir changer leurs habitudes.
Notre staff va devoir évoluer.
Le club va devoir générer davantage de revenus.
Nous allons affronter des équipes qui vivent dans cet environnement depuis des décennies.
Nous, nous allons le découvrir.
Mais il y a une chose que nous ne devons surtout pas changer.
NOTRE IDENTITÉ.
Le courage.
La jeunesse.
L’envie d’attaquer.
Le recrutement intelligent.
Et cette idée que personne ne possède sa place simplement grâce à son nom ou à son passé.
La League Two sera probablement le plus grand défi de notre histoire.
Et c’est exactement pour cela que nous avons envie d’y être.
Nous avons passé des années à frapper à la porte du football professionnel.
MAINTENANT, ELLE EST OUVERTE.
À nous de montrer que Wakefield mérite d’y rester.
Et peut-être…
Un jour…
D’aller encore plus loin. »