Réponses aux lecteurs
@volatil saison complétement folle. le championnat portugais deviens vite simple en effet.
@CaptainAmericka j’ai relancé aucun match.
@Rhino grave
@celiavalencia et c’est pas encore fini.
@alexgavi ce sera pas si simple.
@toopil une des meilleures.
Le poids des silences
Depuis son retour des États-Unis, AnĂbal GuimarĂŁes n’était plus tout Ă fait le mĂŞme. Le coach de Vianense continuait de gagner, de prĂ©parer ses matchs et d’apparaĂ®tre en confĂ©rence de presse, mais quelque chose semblait l’avoir profondĂ©ment marquĂ©. JoĂŁo Infante, Hugo Viana ou encore Ruben Amorim le remarquaient rĂ©gulièrement. Par moments, AnĂbal paraissait absent, perdu dans des pensĂ©es dont lui seul connaissait la nature.
Pourtant, sur le terrain, ses joueurs continuaient d’avancer comme une machine parfaitement huilée. Déjà champions du Portugal, vainqueurs de l’Allianz Cup et qualifiés pour une quatrième finale consécutive de Champions League, les Cavaleiros avaient désormais rendez-vous avec Benfica en finale de la Taça de Portugal.
Le suspense ne dura guère. Dès la première minute, Luvanor profita d’une rĂ©cupĂ©ration haute pour ouvrir le score et plonger les Lisboètes dans le doute. Vianense imposa immĂ©diatement son rythme et continua d’étouffer son adversaire. Ă€ la 14ème minute, Ganso doubla la mise après un superbe mouvement collectif, confirmant la domination des hommes d’AnĂbal.
Benfica tenta bien de réagir après la pause, mais Carlos Simões et sa défense contrôlaient parfaitement les débats. Bruno Santana passa une soirée relativement tranquille tandis que Victor Guimarães multipliait les courses et les efforts dans son couloir.
Le score resta longtemps figé avant que Joaquin Fernandez ne vienne rappeler pourquoi il était l’un des plus grands joueurs de sa génération. À quatre minutes du terme, l’Argentin trouva la faille d’une frappe splendide qui acheva définitivement les espoirs adverses. Dans le temps additionnel, Costinha conclut un contre rapide pour donner au score une ampleur encore plus impressionnante.
Au coup de sifflet final, les joueurs de Vianense laissèrent exploser leur joie. Le club venait de remporter sa septième Taça consécutive et son cinquième trophée de la saison. Une nouvelle démonstration de force pour une équipe qui semblait désormais évoluer dans sa propre dimension.
Au milieu des cĂ©lĂ©brations, AnĂbal resta quelques instants en retrait. Il observa ses joueurs soulever le trophĂ©e, savourer l’instant et communier avec les supporters. Puis, comme il en avait pris l’habitude ces derniers mois, il leva lentement les yeux vers le ciel.
Vianense continuait d’accumuler les titres. Mais chacun sentait que, derrière les victoires, le légendaire entraîneur portugais livrait encore un combat bien plus personnel.


