Réponses aux lecteurs
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Finalement, la première pierre du nouvel édifice ne fut ni un artiste, ni un enfant prodige, ni une promesse médiatique.
Ce fut un défenseur. Un roc. Un homme de devoir. Un soldat.
Lorsque le nom de Gabriel circula à nouveau dans les couloirs de la Cidade Desportiva de Viana, il ne provoqua ni effervescence ni cris de joie. Il installa autre chose. Un silence dense. Respectueux. Presque solennel. Comme lorsqu’un ancien revient au front après avoir vu trop de batailles pour encore se permettre de sourire.
Gabriel Ă©tait arrivĂ© Ă Vianense Ă quinze ans, un adolescent aux Ă©paules dĂ©jĂ larges, au regard sombre, forgĂ© par une enfance brĂ©silienne rude et sans fioritures. AnĂbal l’avait pris sous son aile très tĂ´t. Il ne lui avait pas appris Ă ĂŞtre un dĂ©fenseur. Il lui avait appris Ă ĂŞtre un pilier. Ă€ encaisser. Ă€ couvrir les autres. Ă€ tomber pour que le collectif reste debout.
Sous le maillot de Viana, Gabriel avait grandi à vue d’œil. 221 matchs , 12 buts , 6 passes décisives .
Mais surtout, des centaines de duels gagnés dans l’ombre, des courses de repli invisibles, des interventions décisives qui n’apparaissaient jamais dans les highlights. C’est à Viana qu’il avait disputé ses premières minutes professionnelles. C’est à Viana qu’il avait reçu sa première convocation avec la Seleção brésilienne, le torse bombé mais la voix tremblante lorsqu’il avait appelé sa mère.
Puis était venu le départ. Naples. Un choix logique, presque nécessaire. Quitter le cocon pour devenir un homme. En quatre saisons et demie sous le maillot azzurro, Gabriel avait empilé les matchs comme on empile les cicatrices. 190 apparitions , 6 buts , 6 passes .
Deux Supercoupes d’Italie soulevées, des campagnes européennes intenses, et surtout cette frustration tenace qui ne l’avait jamais quitté. Deux fois, la Champions League lui avait échappé. Deux fois, le bourreau avait été le même. En 2046, une finale perdue… contre Vianense. En 2047, une demi-finale cruelle, encore face à Viana.
Ă€ chaque fois, Gabriel avait saluĂ© AnĂbal après le match. Longuement. Sans un mot de trop. Comme on salue un père qui vous a appris Ă marcher avant de vous laisser courir seul. Mais au fond de lui, quelque chose s’était fissurĂ©. Une certitude s’était imposĂ©e : s’il devait gagner la plus grande des coupes, ce serait lĂ oĂą tout avait commencĂ©.
Lorsque les premiers contacts furent Ă©tablis, AnĂbal ne fit pas de promesses inutiles. Il ne parla ni de prestige, ni de chiffres, ni d’hĂ©ritage. Il parla de vĂ©ritĂ©.
« Tu sais pourquoi je t’appelle. »
« Parce que c’est maintenant. »
Vianense mit les arguments sur la table. 57 millions d’euros pour convaincre Naples. 1,2 million d’euros mensuel pour Gabriel. Mais ce n’étaient que des chiffres. Le vrai poids du transfert se trouvait ailleurs.
Gabriel revenait en taulier. Pas comme un enfant du club nostalgique. Pas comme un pari sentimental. Mais comme un homme prĂŞt Ă porter les cicatrices du groupe.
Le jour de sa signature, il n’y eut pas de grande mise en scène. Pas de sourires forcĂ©s. Juste AnĂbal, debout dans son bureau, amaigri, le regard fatiguĂ©, et Gabriel face Ă lui. Deux hommes marquĂ©s par la vie.
« Tu sais dans quel état je suis. »
« Justement. C’est pour ça que je suis là . »
Gabriel comprit immédiatement que cette saison ne serait pas comme les autres. Qu’elle ne serait ni joyeuse, ni légère. Ce serait une saison de combat. De silence. De regards lourds. Une saison où chaque victoire aurait le goût du sang et de la mémoire.
En quittant le centre ce soir-là , il s’arrêta quelques secondes devant le terrain principal. Le soleil se couchait sur Viana do Castelo. Il posa la main sur le badge du club cousu sur sa veste.
Il n’était pas revenu pour ĂŞtre aimĂ©. Il Ă©tait revenu pour tenir la ligne. Et pour la première fois depuis l’incendie, AnĂbal GuimarĂŁes su qu’il ne serait plus seul sur le champ de bataille.
- - - |
Gabriel - - - |
| Âge | 26 |
| Nationalité | |
| apparitions | 411 |
| Buts | 18 |
| Assists | 12 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 36/37 | [U19] | Sporting CP | 17 | 3 | 0 | |||
| 36/37 | [B] | Sporting CP B | 3 | 0 | 0 | |||
| 37/38 | [U19] | SC Vianense | 1 | 0 | 0 | |||
| 37/38 | [B] | SC Vianense B | 6 | 0 | 0 | |||
| 38/39 | [PRO] | SC Vianense | 22 | 1 | 1 | |||
| 39/40 | [PRO] | SC Vianense | 40 | 4 | 2 | |||
| 40/41 | [PRO] | SC Vianense | 38 | 1 | 1 | |||
| 41/42 | [PRO] | SC Vianense | 36 | 1 | 1 | |||
| 42/43 | [PRO] | SC Vianense | 44 | 1 | 0 | |||
| 43/44 | [PRO] | SC Vianense | 41 | 4 | 1 | |||
| 44/45 | [PRO] | SSC Napoli | 42 | 0 | 2 | |||
| 45/46 | [PRO] | SSC Napoli | 52 | 3 | 1 | |||
| 46/47 | [PRO] | SSC Napoli | 50 | 2 | 2 | |||
| 47/48 | [PRO] | SSC Napoli | 46 | 1 | 1 | |||
| 48/49 | [PRO] | SC Vianense | ||||||
| 42/48 | [A] | Brésil | 11 | 0 | 0 | |||
| 36-49 | TOTAL - - - - - | 411 | 18 | 12 |


