Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka @Rhino Peut ĂŞtre, on verra en fin de saison en fonction des offres.
Le José Alvalade s’était paré de ses habits de gala pour une finale qui, sur le papier, promettait un affrontement déséquilibré. Et très vite, la pelouse confirma ce que beaucoup pressentaient déjà . Vianense, fort de son statut et porté par une confiance presque insolente, entra dans la rencontre avec la maîtrise tranquille des équipes qui savent exactement où elles vont. Face à eux, le SC Berço tentait d’exister, compact, courageux, mais rapidement étouffé par le rythme imposé par les cavaleiros.
Dès les premières minutes, AnĂbal GuimarĂŁes avait compris que la soirĂ©e pouvait basculer rapidement. Son Ă©quipe faisait circuler le ballon avec une fluiditĂ© presque mĂ©canique, alternant les changements d’aile, Ă©tirant le bloc adverse jusqu’à la rupture. Cette rupture intervint au quart d’heure de jeu. Sur une action anodine en apparence, Francisco Maior fixa dans l’axe avant de glisser le ballon vers SĂ©rgio Mata. L’ailier, en pleine confiance, s’ouvrit un angle d’une feinte sèche et dĂ©clencha une frappe tendue qui vint mourir au ras du poteau. Le stade exulta, et Berço comprit alors que la montagne serait trop haute.
Le reste de la première période se transforma en une longue séquence de contrôle. Vianense gérait, temporisait, piquait par intermittence, tandis que Berço courait après des ombres, trop souvent en retard d’un temps. À la pause, le score n’était que de 1-0, mais l’écart réel semblait déjà bien plus large, presque cruel.
Au retour des vestiaires, le scénario ne changea guère. Vianense continua de dicter le tempo, sans précipitation, comme un prédateur sûr de sa proie. À l’heure de jeu, Mamadu fit parler son instinct. Sur un centre millimétré venu de la droite, il prit le dessus dans la surface, s’éleva au milieu de deux défenseurs et catapulta le ballon sous la barre. Un but de pur numéro neuf, clinique, presque banal pour un joueur de son calibre, mais qui scella définitivement le sort de la finale.
Le troisième but arriva comme une évidence, un prolongement logique de la domination totale de Vianense. À la 74e minute, Renato Pacheco, jusque-là irréprochable dans l’ombre, se projeta plein axe. Servi en retrait à l’entrée de la surface, il prit le temps de lever la tête avant d’armer une frappe limpide, sèche, imparable. Le ballon fila dans le petit filet, et même les plus optimistes supporters de Berço baissèrent les bras.
Le coup de sifflet final retentit dans une atmosphère presque paisible, tant l’issue ne faisait plus dĂ©bat depuis longtemps. Vianense venait d’ajouter un quatrième sacre Ă son histoire en Allianz Cup, le deuxième consĂ©cutif, et surtout un troisième trophĂ©e cette saison après la Supercoupe d’Europe et le Super Taça. Sur la pelouse, AnĂbal GuimarĂŁes laissa Ă©clater une joie mesurĂ©e, presque contenue, comme s’il savait dĂ©jĂ que d’autres sommets restaient Ă gravir.
Autour de lui, ses joueurs célébraient sans excès, conscients d’appartenir à une machine bien huilée, affamée de titres. Cette Allianz Cup n’était peut-être qu’une étape, mais elle confirmait une vérité devenue impossible à ignorer : Vianense ne se contentait plus de gagner, il s’installait durablement au sommet, avec la sérénité des grands et la faim des conquérants.


