:storygold: :s24: 🇵🇹 :fpf: :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@CaptainAmericka Merci frérot. Ce titre fait du bien on est sur une saison folle.

@Rhino En effet gros match pour un nouveau titre.

@Toopil :hoho: y’a des jours comme ça.

@alexgavi clairement Casa Pia pouvait pas lutter.

- Bandeira nouveau joyau -

Il n’avait que seize ans, et déjà ses pas dans le monde du football ressemblaient à une trajectoire brisée, comme si le destin s’était amusé à le bousculer avant même de lui laisser l’occasion de se poser. Nuno Bandeira avait grandi avec le ballon comme d’autres avec une arme ou une douleur, une extension de lui-même, indispensable et viscérale. Mais partout où il passait, quelque chose heurtait. Au FC Porto, on l’avait renvoyé presque froidement, sous prétexte d’un déficit de masse musculaire, le jugeant trop frêle pour survivre face aux buffles défensifs de la Liga. À Benfica, puis à Braga, c’étaient ses débordements nerveux qui avaient scellé son sort : disputes, excès, provocations… jusqu’à la faute la plus lourde, cette tentative insensée d’attraper un arbitre par le col, qui lui avait valu huit mois de suspension. À seize ans, il avait déjà connu la disgrâce, le rejet, et l’étiquette maudite du génie ingérable.

Et puis il y eut cette rencontre improbable. Hugo Viana, qui connaissait le football comme d’autres connaissent les vents, décida de parier sur lui lorsque le nom de Bandeira lui fut soufflé. Ni Porto, ni Benfica, ni Braga ne le voulaient… mais Vianense, lui, savait regarder là où les autres détournaient le regard. Il l’intégra aux U19 en début de saison, simple contrat stagiaire, presque un dernier appel avant l’abîme. On lui fit comprendre que c’était la dernière marche : une dernière chance ou un dernier arrêt. Et contre toute attente, quelque chose se produisit. Comme si le chaos intérieur du gamin trouvait enfin une structure, une respiration. Son football explosa.

Trente-cinq buts. Onze passes décisives. Entre championnat U19 et Youth League, il martyrisait les défenses comme un petit assassin du rectangle vert. Soudain, on ne voyait plus l’enfant difficile, on voyait le buteur félin, l’instinct délié, le toucher de balle insolent. Il jouait le football comme un dribble permanent contre sa propre histoire. Et très vite, cela arriva jusqu’aux oreilles d’Aníbal Guimarães.

Alors un matin, presque sans avertissement, le coach principal fit descendre le gamin du couloir des jeunes à celui du vestiaire pro. Bandeira entra, timidement, conscient qu’il pénétrait un monde qui ne pardonne pas. Mais sur le terrain, il oublia tout. À peine vingt minutes après son entrée en jeu lors de son premier match en professionnel, il surgit dans la surface, renarda un ballon repoussé et déclencha une frappe sèche sous la transversale. Le stade hurla. Lui resta immobile quelques secondes, figé, presque incrédule. Puis il leva les yeux vers le ciel vers Madère, vers la jeunesse cabossée qu’il traînait encore dans ses veines.

Dans le pays tout entier, les débats s’enflammèrent. Le joyau indiscipliné était-il enfin en train de se cristalliser ? Ce môme un temps suivi par Manchester City, par le Real Madrid, ces clubs qui flairent les pépites avant qu’elles n’éclosent allait-il enfin se stabiliser… et devenir plus qu’un talent turbulent ? Dans les cafés de Lisbonne et les forums en ligne, on s’interrogeait. Avait-il trouvé son port d’attache ? Avait-il trouvé son premier vrai père footballistique en Aníbal Guimarães ?

Personne ne le savait encore. Mais ce soir-là, dans le vestiaire, Aníbal posa la main sur son épaule et lui dit simplement :

Tu n’es plus un pari. Tu es un joueur du groupe.

Et pour un gamin qui avait tant été rejeté, ce n’était pas seulement une phrase, c’était une renaissance.

- Chapitre 885 -
- Nouveau trophée pour Viana -
- Chapitre 887 -
Coming SOON - 10/12
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