:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Manthyz

@Rhino c’est une question légitime. Tous le bordel autour de Lamar l’a épuisé. On peut le voir physiquement il a bien changé.

@Tiien @Rhino il a jamais entrainé en Angleterre en plus.

@CaptainAmericka c’est pas prévu pour l’instant mais qui sait.

@alexgavi mais en a t’il fini avec Vianense ? Voudrait il pas se consacrer à la sélection pour fini sa carrière ?

- We’ll meet again -

Un vent du nord soufflait sur le petit parking du centre d’entraînement du SC Vianense, soulevant des volutes de poussière et d’herbe sèche.
Aníbal Guimarães referma le portail derrière lui, son sac en bandoulière, l’air fatigué mais la tête encore pleine de combinaisons tactiques et de visages de gamins obstinés. Il inspira profondément, comme pour chasser les cris des entraînements, les échos du vestiaire, les doutes.

Il monta dans sa voiture. Le silence l’enveloppa un instant, avant qu’il ne tourne la clé. La radio grésilla, captant au hasard une station locale. La voix du journaliste claqua, sèche, coupant la musique :

« Flash info — tragédie au Qatar. un jeune footballeur portugais a été victime d’un grave accident de la route, ce matin, à Doha. Le joueur de vingt-trois ans est en réanimation avec pronostic vital engagé… »

Aníbal fronça les sourcils. C’était le genre de nouvelles qu’il n’aimais pas entendre, surtout qu’il avait des connaissances évoluant la-bas. Il appuya sur l’embrayage, prêt à démarrer — puis sentit une résistance sous son pied gauche. Quelque chose bloquait la pédale de frein.

Il se pencha. Une enveloppe blanche, froissée, presque collée contre le tapis de sol. Aucun nom. Aucun logo. À l’intérieur : une clé USB, noire, sans marque. Rien d’autre.

Le cœur d’Aníbal battait plus fort. Il resta un instant immobile, la clé posée dans sa main ouverte, les yeux perdus sur le pare-brise, avant de démarrer la voiture.

La route jusqu’à chez lui lui sembla interminable. Il roulait sans vraiment voir, une petite voix dans sa tête tournant encore et encore, comme un signal d’alarme mental..

Lorsqu’il entra enfin dans sa maison, le parfum familier du dîner et les rires d’enfants le ramenèrent à la réalité.

« Papa ! Â» s’exclama Beatriz, sa fille de dix ans, en accourant vers lui.

Elle se mit à raconter sa journée, ses copines, un dessin à l’école, mais Aníbal n’écoutait qu’à moitié. La télévision, dans le salon, attirait son attention.

Un bandeau rouge défilait au bas de l’écran :

“Le joueur portugais Vitoriano Pignatelli entre la vie et la mort suite à un accident à Doha.”

Il se figea. L’image du visage souriant du jeune homme s’afficha. Un souvenir le traversa; ce jour où il l’avait viré du club, après une dispute violente.

« Papa ? Â» murmura Beatriz, tirant doucement sa manche. Il tourna la tĂŞte vers elle.

« Qu’est-ce qu’il y a, chĂ©rie ? Â» lui rĂ©pondit affectueusement son père

« C’est un monsieur, en sortant de l’école. Il m’a donnĂ© ça. Il a dit que c’était pour toi. Â»

Elle sortit de sa poche… une clé USB. Identique à celle trouvée sous la pédale de frein. Le sang d’Aníbal se glaça. Mais au même moment, la porte d’entrée claqua.

Victor, son fils aîné, entra en trombe, son sac de sport jeté dans le couloir.

« Papa, t’as vu la nouvelle ? Â» AnĂ­bal hocha la tĂŞte vers la tĂ©lĂ©vision.

« - Oui… Vitoriano. Â»

« Non, pas lui. JoĂŁo Cardoso. Â» rĂ©pondit Victor qui brandit son tĂ©lĂ©phone. « Il s’est pendu dans sa cellule, Ă  Lisbonne. Â»

Aníbal sentit ses jambes se dérober et s’effondra sur le canapé. João Cardoso. Un autre proche du clan. L’entraineur des U19 de Viana jusqu’a peu. Celui qui avait trahi, celui qui avait vendu l’équipe à Lamar Jackson, sa némésis. Deux morts. En une journée.

Quelques minutes plus tard, Yessica rentra du parc, les jumeaux endormis dans leur poussette. Elle posa les sacs, embrassa rapidement son mari, puis remarqua son air absent.

« AnĂ­bal, qu’est-ce qu’il se passe ? Â»

Il lui expliqua, confus, la clé, les nouvelles, les morts de Jackson et Cardoso, l’accident de Vito. Elle rangeait machinalement les affaires en l’écoutant quand un cri lui échappa.

« Quoi ? Â» demanda-t-il, sursautant.

Elle leva la main. Dans ses doigts, une troisième clé USB.

" Je l’ai trouvée dans le sac des jumeaux. Elle n’est pas à nous."

Aníbal se précipita, lui arracha presque la clé des mains. Son souffle court, il monta à toute vitesse dans son bureau. Sur le bureau, il posa les trois clés côte à côte.
Ses mains tremblaient. Lorsqu’il les connecta à son ordinateur, un seul mot apparut sur l’écran :

“Fusionner.”

Il exécuta la commande. Un fichier unique se forma, lentement, ligne après ligne.

Nom du fichier : SUNNY_DAY.mp4. Il cliqua.

L’écran devint noir. Un léger grésillement. Puis une musique, ancienne, douce et terriblement anachronique :

« We’ll meet again
Don’t know where
Don’t know when
But I know we’ll meet again some sunny day… Â»

La voix de Vera Lynn résonna dans le silence de la maison.

Et, pour Aníbal cette chanson ne pouvait signifier qu’une seule chose : c’est que son ancien ennemi était toujours vivant, là, quelque part dans l’ombre, prêt à en découdre une nouvelle fois … Ou alors il avait décidé de partir en hantant Aníbal jusqu’au bout.

- Chapitre 853 -
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Coming SOON - 27/10
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