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- Diogo Vieitas appelé en sélection portugaise -

Le soleil filtrait à peine à travers les vitres du centre d’entraînement de Darque lorsque la nouvelle tomba, aussi limpide que méritée. Diogo Vieitas, infatigable mur du SC Vianense depuis près de six saisons, venait d’être appelé pour la première fois avec la Seleção. Un simple nom inscrit dans une liste de vingt-trois, mais une récompense immense pour celui qui, dans l’ombre dorée d’Aníbal Guimarães, avait bâti une œuvre de régularité, de loyauté et d’élégance.

Depuis l’été 2038, Vieitas n’avait jamais quitté son poste. Toujours placé, jamais dépassé. Son football n’était pas spectaculaire, mais il s’inscrivait dans le marbre du temps. À Vianense, il incarnait cette idée presque romantique que certains joueurs ne jouent pas pour être vus mais pour faire gagner. Le peuple bleu le savait, Aníbal le savait plus que quiconque. D’année en année, le technicien avait fait de son portier le pilier silencieux de son échafaudage tactique, l’ancre dans la tempête.

Et cette saison, alors que Vianense surprenait toute l’Europe par son audace et sa rigueur, le nom de Vieitas s’était imposé dans les conversations d’aéroports et les plateaux de débats. Il fallait bien que cela arrive. Avec le départ de Danilo Silva pour l’Arabie et les pépins physiques de Neves, le sélectionneur n’avait plus le luxe de l’ignorer. Et lorsque la liste fut révélée, ce fut comme une justice rendue.

Le club, via un communiqué sobre mais chargé d’orgueil, félicita son vice-capitaine. Les mots choisis évoquaient “l’exemplarité d’un parcours, la constance d’un talent et la justesse d’un homme.” Aníbal, lui, ne dit rien. Il se contenta d’un regard complice vers son joueur à l’issue de l’entraînement, le genre de regard qui dit plus que mille discours.

À 23 ans, Vieitas n’était plus un jeune espoir. Mais il n’était pas encore un ancien. Il entamait peut-être le plus beau chapitre de sa carrière. Et dans les travées de l’Arena do Viana, on savait déjà que son nom figurerait un jour sur le wall of fame fraîchement installé. Pas pour ses coups d’éclat, mais pour avoir incarné, avec droiture et dévouement, l’âme même de Vianense.

Le Portugal, enfin, ouvrait les yeux.

- Chapitre 786 -
- Viana qualifié en barrage d’Europa -
- Chapitre 788 -
Coming SOON - 03/08
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