:storygreen: :s4: Le génie de Ma’areva 🇵🇫

On dirait que Teanuanua a un eu son déclic. Avant, on l’aurait retrouvé à se morfondre dans ce type de match. Là, il a été patient, et surtout opportuniste quand il le faut !

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En effet oui, il est bien dans sa tête et en dessous la ceinture… :sac:

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Nga whakautu mo nga kaipānui

@CaptainAmericka Très bonne idée :slight_smile: Je vais le faire. Comme je suis en avance sur ma partie, j’espère qu’il n’y a pas de notes qui se sont « effacées » mais si c’est le cas tant pis, mais je retiens l’idée!

@Tiien Là, l’idée, je ne la retiens pas :sweat_smile:

@alexgavi Pourvu que ça dure, non? Mais avec cette effectif avec « peu » d’expatriés, il fait presque office de cador!

@Patrik69 Pas pendant les jeux a dit Manava :joy:

Chapitre 163: Les rois du ping

Les jours sans match étaient l’occasion idéale pour aller soutenir les compatriotes engagés dans d’autres disciplines. Ce jour-là, après l’entraînement, l’équipe de football de Tahiti se rendit au stade pour assister à la finale du tennis masculin.

Le Tahitien Heve Kelley y affrontait un joueur néo-calédonien. Malgré les encouragements appuyés des footeux, le match tourna rapidement en faveur du Calédonien. Un premier set perdu 6-1 calma vite les espoirs, et le second, remporté 6-2, confirma la supériorité de son adversaire. Heve s’inclina, mais sans démériter, offrant un beau duel et faisant honneur à la francophonie océanienne.

Malgré la déception, le tennisman fut célébré comme il se devait pour sa médaille d’argent par l’ensemble de la délégation nationale. Ce soir-là pourtant, les véritables stars étaient les deux médaillés d’or du jour: la judoka Teraimatuatini Bopp et le nageur Naël Roux.

La fête se prolongea tard dans la soirée, portée par les équipes de judo, infatigables. Pour eux, les Jeux étaient désormais terminés. Ils s’apprêtaient à quitter le Vanuatu, à l’exception des médaillés, qui resteraient pour la cérémonie de clôture.

Manava passa la soirée blottie dans les bras de Teanuanua. Ni l’un ni l’autre n’entendirent le président du Comité olympique de Polynésie française annoncer que Tahiti avait perdu trois places au classement général, désormais derrière la Nouvelle-Calédonie, l’Australie et les Samoa.

Ils n’y pensaient pas. Ils pensaient juste à eux deux. Ils vivaient l’instant.

Jusqu’à ce qu’une pluie de champagne s’abatte sur eux. Les judokas, surexcités, soulevèrent Manava pour l’emmener danser au milieu de la salle. La scène déclencha un éclat de rire chez Teanuanua, heureux, léger, pleinement vivant.

Le lendemain matin, retour au travail. Entraînement dès l’aube… Le sélectionneur voulait du sérieux.
« Ce soir, on reste vite fait pour voir les médaillés, puis tout le monde dans sa chambre. Demain, on affronte les Tonga. Ce match décidera quasiment de qui ira en finale. Pour jouer l’or, il faut gagner. Et pour gagner, il faut être sérieux. »

Il marqua une pause, puis ajouta en souriant: « Bon… déjà, il n’y aura plus ces bourrins de judokas pour foutre le bordel toute la nuit! »
L’explosion de rires fut générale. La pression retomba un instant.

Dans l’après-midi, l’équipe de football se rendit au gymnase pour assister à la victoire de l’équipe de basket face aux Tonga. Succès 71-64. Comme un signe, comme si leurs compatriotes leur montraient la voie à suivre pour le lendemain.

Plus tard, sur son temps libre, Teanuanua rejoignit Manava, qui sortait elle aussi de l’entraînement. Ensemble, ils allèrent assister aux finales de tennis de table. Et là encore, Tahiti frappa fort avec un exploit retentissant: trois médailles d’or. En simple messieurs, l’équipe de ping réalisa même un triplé historique: or, argent et bronze.

Le petit couple vibrait, applaudissait, partageait cette joie simple.
Le soir venu, les médaillés furent célébrés comme il se devait. Une nouvelle fois, Naël Roux avait fini sur la plus haute marche du podium, décrochant une nouvelle médaille d’or et fut célébré par ses pairs. Puis le président du Comité olympique monta à son tour sur scène.

Samuel Garcia fit immédiatement signe à ses joueurs. Il était temps de rentrer en chambre.

Mais le président leva la main: « Silence, s’il vous plaît. »

Un silence inhabituel tomba sur la salle. Cela intrigua tout le monde. Le coach n’en avait que faire, mais ses joueurs hésitaient, tardaient à sortir.
« Ce soir, le classement ne compte plus. J’ai quelque chose à annoncer. »

La salle se figea.

Teanuanua soupira intérieurement. Il sentait venir la parole politique, le blabla inintéressant. Il se leva pour partir quand la voix du président retentit de nouveau: « Notre compatriote de l’équipe de football, Alessio Henry… est sorti du coma. »

Teanuanua ouvrit grand les yeux. Il échangea des regards incrédules avec ses coéquipiers. À ses côtés, Manava lui serra le bras, très fort.

« Je n’ai pas plus de nouvelles pour l’instant », poursuivit le président. « Mais il est en vie. »

La délégation de football explosa de joie, immédiatement suivie par les autres équipes. Cris, embrassades, larmes, c’était un immense soulagement. C’était un grand jour.

Et demain, il faudrait battre les Tonga… pour fêter cette victoire de la vie comme il se doit.

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J’croyais qu’il allait rappeler à Tea de ne pas oublier ses responsabilités de père, entre deux roucoulades avec Manava :hoho:

Très bonne nouvelle ça pour Henry !

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Un peu de légèreté et de bonnes nouvelles, ça ne fait pas de mal !

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Nga whakautu mo nga kaipānui

@CaptainAmericka Sauf qu’il n’est pas encore père :sac:

@alexgavi Je peux vite revenir aux mauvaises nouvelles si tu préfères :sac:

Chapitre 164: Aller chercher la finale

« Les gars, aujourd’hui, le match, on le fait pour la qualification. On le fait pour la médaille. On le fait pour nous, pour nos familles. Mais aujourd’hui… on le fait aussi pour Alessio. »

Le coach marqua un temps, balaya le vestiaire du regard.
« Rentrez sur cette pelouse en pensant à lui. À ce qu’il aurait fait à votre place. À la manière dont il aurait mouillé ce maillot. Ce match, il est pour nous. Mais il est aussi pour lui. Allez les gars. Allez! »

Le discours de Samuel Garcia était sincère. Et inutile d’en rajouter. Depuis l’annonce de la veille, chaque joueur pensait à Alessio. Tous attendaient des nouvelles, espéraient en savoir plus. Mais à cet instant précis, il fallait canaliser ces émotions, les transformer, garder l’esprit entièrement tourné vers le terrain.

Teanuanua était titulaire. Il sentait la pression peser sur ses épaules. C’était un match à quitte ou double. En face, les joueurs des Tonga affichaient la même détermination, la même envie d’en découdre. Mais eux, songea Teanuanua, ils n’avaient pas un Alessio à impressionner.

Était-ce cela qui poussait Tahiti à se dépasser?
Toujours est-il que les Tahitiens prirent le match par le bon bout. Dès les premières minutes, ils imposèrent un pressing intense, étouffant. Les Tonga peinaient à sortir de leur camp.

Et cela paya à la 10e minute. Au milieu de terrain, Mana récupéra le ballon, le transmit à Nicolas, qui le lui rendit instantanément. Mana arma une frappe lointaine. Le gardien adverse toucha le ballon, mais ne parvint pas à le détourner. 1-0.
Mana s’échappa vers la ligne de touche et se lança dans un haka improvisé, totalement ridicule. Ses coéquipiers le rejoignirent en riant, emportés par l’euphorie.

Malgré l’ouverture du score, Tahiti continua de monopoliser le ballon. Les Tonga suffoquaient, mais résistèrent jusqu’à la pause.

Dans le vestiaire, Samuel Garcia insista: « On continue comme ça. Ne relâchez rien. »

Et dès le retour des vestiaires, à la 48e minute, Kavai’ei combina avec Louis, qui servit Teanuanua. Le Mangarévien se retourna en un geste, frappa sans hésiter… et fit trembler les filets. 2-0.

Sa célébration fut celle d’une libération. Un cri du cœur. À cet instant, Tahiti semblait s’envoler vers la finale.

Les Tonga tentèrent bien de réagir, mais en vain. À la 62e minute, le carton rouge infligé à leur capitaine sembla anéantir leurs derniers espoirs. Trois minutes plus tard, à la 65e, le sélectionneur décida de sortir Teanuanua, remplacé par Eddy.

Le score ne bougea plus. Victoire 2-0.

Tahiti était en finale. Les seules équipes encore capables de revenir à hauteur étaient les Iles Salomon et les Tonga. Mais en cas d’égalité, les confrontations directes faisaient foi. Et Tahiti avait battu les deux.

Sur la pelouse, la joie était immense. Le coach affichait un large sourire. Il restait bien un dernier match de poule contre les Samoa américaines, puis une finale face à la Nouvelle-Zélande, déjà qualifiée elle aussi. Mais ce dernier match de groupe se jouerait sans pression.

Le soir, à l’hôtel, les footballeurs furent accueillis en véritables héros. Les applaudissements furent chaleureux, d’autant plus précieux en une journée où aucun athlète tahitien n’avait décroché l’or, même si l’argent et le bronze avaient été récoltés en karaté.

Plus tard dans la soirée, Teanuanua reçut un appel. C’était Monsieur Henry, le père d’Alessio. Il mit le haut-parleur, afin que toute l’équipe puisse entendre.
« Comment va-t-il? »

À l’autre bout du fil, Monsieur Henry soupira avant de répondre: « La bonne nouvelle, c’est qu’il n’a aucune séquelle mentale. Il a toute sa tête, il réagit normalement. Il ne se souvient simplement pas des quelques minutes précédant l’accident. Mais… »

Les joueurs se figèrent.
« Mais physiquement, c’est plus compliqué. Il a de nombreuses fractures. Des séquelles lourdes. La mâchoire explosée, et surtout… il a perdu l’usage de ses jambes… Définitivement… »

Un silence de mort envahit la pièce.

Monsieur Henry sembla le sentir et enchaîna rapidement:
« Vous savez, je préfère ça à des séquelles mentales. Quand j’ai appris qu’il était dans le coma, j’ai pensé à sa mort, puis quand on l’a annoncé réveillé, j’ai cru qu’il devrait réapprendre à parler, qu’il aurait tout oublié, même mon existence et celle de sa mère. Mais non. Il est là. Il est vivant. »

Sa voix trembla légèrement.
« J’ai pleuré de joie en l’apprenant. Il ne rejouera plus jamais au football, c’est vrai. Mais vous savez ce qu’il m’a dit? Qu’il n’allait pas quitter le monde du foot. Il a réfléchi. Il a un projet. Un très beau projet. Je ne vous en dis pas plus… mais je sais que vous serez heureux pour lui quand il vous l’annoncera. »

Il marqua une pause, puis ajouta avec un rire sincère:
« Et puis, il ne vivra plus loin de moi à cause de sa carrière. Il pourra reprendre mon lodge quand je partirai à la retraite. »

Son rire résonna dans la chambre.

Teanuanua le remercia chaleureusement pour les nouvelles, puis raccrocha. Les joueurs se regardèrent, incapables de trouver les mots.

« Il est en vie », murmura Mark.

Puis, après un court silence: « Ça veut dire qu’il a des yeux pour nous regarder jouer, qu’il a toute sa tête pour analyser le match et sa grande bouche pour râler. Alors ne lui faisons pas honte. Et gagnons cette finale. »

Tout était dit. Comme Monsieur Henry, Mark était un homme sage.



Date Compétition Match Stade Adversaire Score Perf’ de Teanuanua Note de Teanuanua
19/11/2027 GA des Pacific Games Journée 04 Lenakel Stadium Tonga 2-0 Titulaire, 65 minutes de jeu, 1 but 7,1

NDLR: Fonctionnement des Jeux du Pacifique: le premier de chaque groupe se qualifie pour la finale. Le deuxième de chaque groupe s’affrontent pour la médaille de bronze.

Position
Club
Matchs Joués Victoire Nul Défaite Différence de buts Points
1 er :french_polynesia: Tahiti 3 3 0 0 +8 9 pts
2 ème :tonga: Tonga 3 2 0 1 +2 6 Pts
3 ème :solomon_islands: Iles Salomon 3 2 0 1 0 6 Pts
4 ème :american_samoa: Samoa Américaines 3 1 0 2 -2 3 Pts
5 ème :samoa: Samoa 4 0 0 4 -7 0 pt
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Ouais, tu nous fais le coup de l’ascenseur émotionnel, une victoire en grande pompe, suivie d’une nouvelle qui casse bien le moral :sweat_smile:

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On veut le titre maintenant

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Eh bah c’est pas chouette les nouvelles… :smiling_face_with_tear: Dans ce genre de cas, le sportif passe après. Même si le père relativise fort !

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Alessio sera l’entraîneur qui mènera Tea sur le toit de l’Europe ! À deux, l’un sur le “fauteuil de touche” et le second sur le terrain iront décrocher la ligue des champions.

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Nga whakautu mo nga kaipānui

@alexgavi J’en ai encore plein en réserve de mauvaises nouvelles :smirking_face:

@Rhino Ça serait tellement bien!

@CaptainAmericka Un papa formidable :heart_eyes:

@Lincoln6Echo Hééééé pas con, ça, comme idée!

Chapitre 165: Vaihei Samin

Le lendemain du match, le sélectionneur accorda une journée de repos à son groupe. Seul un léger décrassage était prévu pour ceux qui avaient joué la veille. Après la séance, Teanuanua se rendit à l’entraînement de Manava.

Elle se donnait à fond, concentrée, déterminée. Grande favorite sur le 5 km, le 10 km et le semi-marathon, elle enchaînait les efforts sans relâche. En la regardant, Teanuanua sortit son téléphone et décida d’envoyer un message à Alessio. La réponse ne tarda pas:

Arrête de penser à moi. Prépare ta finale, mon reuf.

Il esquissa un sourire. Alessio avait raison.

Manava et lui déjeunèrent ensemble avant qu’elle ne retourne à l’entraînement l’après-midi. Plutôt que d’assister à d’autres compétitions, Teanuanua choisit de rester tranquillement dans sa chambre. Il avait besoin de calme. Il appela Tevava, qui lui raconta que les médias s’emballaient autour de l’équipe tahitienne: « La finale sera diffusée. On va tous te supporter d’ici. »
Ces mots lui firent chaud au cœur.

En fin de journée, le reste de l’équipe rentra à l’hôtel. Chacun avait occupé son temps à sa manière: tourisme, plage, compétitions. Le staff, lui, avait assisté au match de la Nouvelle-Zélande afin de préparer un plan de jeu.

Le soir venu, Teanuanua retrouva Manava à la fête organisée pour les médaillés. L’équipe de tir à l’arc mit rapidement l’ambiance. Il faut dire qu’ils rentraient avec deux médailles d’or et une d’argent. Les pongistes masculins, de nouveau sacrés champions, arrivèrent avec de l’alcool.

Samuel Garcia fit exploser les rires. Il avait une sacrée descente. En fin de soirée, il se retrouva à danser en caleçon sur la table principale, sous les applaudissements et les fous rires de ses joueurs.

Teanuanua n’était pas en reste. Il était complètement bourré. Il se fit même sévèrement engueuler par Manava lorsqu’il embrassa, par erreur, la belle Vaihei Samin qu’il avait pris pour elle.

Teanuanua se réveilla avec la tête en vrac… mais Manava dans les bras. Il n’était pas dans sa chambre, mais dans celle de sa bien-aimée. Un sourire aux lèvres, il tenta de profiter de l’instant. Elle l’arrêta aussitôt.
L’entraînement, encore et toujours.

Alors Teanuanua décida de sortir, de marcher, de s’aérer l’esprit dans les rues de Port Vila. C’est là qu’il croisa Vaihei Samin. Il s’excusa immédiatement pour son comportement de la veille.

« C’est rien », répondit-elle avec un sourire. « Je crois que le savon que t’a passé Manava t’aidera à réfléchir la prochaine fois. »
Elle rit, puis reprit: « Allez, décroche l’or. Nous, les filles du foot, on est éliminées et on rentre au pays demain. Quelle déception… Ça te dit de marcher un peu? »

Teanuanua hésita repensant à Manava qui pourrait être jalouse.

« Je ne te drague pas, hein », ajouta-t-elle aussitôt en riant. « Je suis en couple avec le boxeur Gabriel Dauphin, alors méfie-toi. »

La voyant rire ainsi, Teanuanua se sentit rassuré et accepta.

Ils marchèrent longuement dans Port Vila. Teanuanua découvrit peu à peu cette jeune femme, fille d’un footballeur ayant disputé la Coupe des Confédérations 2023. Elle jouait désormais en France, à Saint-Malo. Comme lui, elle avait perdu très jeune l’un de ses parents, les deux pour elle, son père pour lui. Elle lui parla de sa vie en France, de l’exigence, de la solitude parfois. Et sans même s’en rendre compte, elle nourrissait encore davantage son envie d’y aller un jour.

Il passa finalement une très bonne journée. Il avait découvert une belle personne.
Ils rentrèrent à l’hôtel en début de soirée. De la musique s’échappait du hall.
« Encore des médaillés », sourit Teanuanua.

Vaihei hocha la tête.
« Ouais. Gabriel m’a dit que l’équipe féminine de basket a battu les Îles Cook en finale. Vas-y si tu veux. Moi, depuis l’élimination, je n’ai pas le cœur à la fête. »

Teanuanua l’attrapa doucement par le bras.
« Tu te trompes. Tu dois y aller. Pour les voir fêter leur victoire. Ça doit te donner la rage. L’envie de faire pareil la prochaine fois. Tu dois haïr la défaite. Et quand je jouerai en France, je viendrai te voir jouer. Et je veux voir une femme qui hait la défaite. »

Vaihei sourit, touchée.
« D’accord. Allons picoler pour faire passer ma nouvelle haine de la défaite. Mais essaie de ne pas m’embrasser ce coup-ci »

Et elle explosa de rire!

Ils rejoignirent la fête. Teanuanua retrouva Manava, Vaihei retrouva Gabriel. Chacun présenta son couple à l’autre. La soirée fut belle, simple, joyeuse.

Et ce soir-là, une nouvelle amitié venait de naître.

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Ouf, heureusement qu’il a pris une claque de Manava le lapinou sinon il aurait encore sauté sur tout ce qui bouge :rofl:

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Une hygiène de vie parfaite pour le petit Teanuanua :sac:

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C’est clair, l’hygiène de vie au top!!!
La claque de Manava n’est rien comparé à ce que le Gabriel aurait pu lui mettre lol

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Elle est sympa Manava ! Pas sûre que beaucoup de personnes apprécient qu’on les confonde avec une autre, surtout dans ces circonstances :joy:

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Nga whakautu mo nga kaipānui

@CaptainAmericka il faudrait demander à @Groot qui est le plus gros lapin: Teanuanua ou @Akasha :sac:

@Rhino ça va, il s’amuse. C’est pas une grande compétition :sac:

@Tiien Oui, ça aurait bien plus mal se finir :joy:

@alexgavi C’est bon, il était bourré, le pauvre :sac:

Chapitre 166: Les Samoa Américaines

Aujourd’hui, Manava passa en mode compétition. Elle était engagée sur le 5 km. Le matin même, elle avait lancé à Teanuanua, avec assurance: « Ce n’est qu’un entraînement pour mon semi. Je ne vise rien d’autre que l’or sur le semi. »

Teanuanua ne put pas la voir courir. Son entraînement se déroulait au même moment. Au cours de la séance, le sélectionneur fit une annonce importante: pour le match face aux Samoa américaines, il allait faire tourner. Teanuanua débuterait sur le banc.

En sortant de l’entraînement, il découvrit un message de Manava. Elle avait terminé à la quatrième place du 5 km. Il ressentit un pincement pour elle, une pointe de frustration. Mais Manava, elle, ne semblait absolument pas affectée. Le soir même, elle alla même célébrer les médaillés d’or du jour, un en bodybuilding, trois en pirogue.

Le lendemain, place au match contre les Samoa américaines. Comme annoncé, Samuel Garcia fit largement tourner son effectif. Sportivement, la rencontre n’avait aucun enjeu. Mais le message du coach fut clair: « Vous avez l’occasion de bousculer la hiérarchie. Il y a des places à prendre pour la finale. Donnez tout. Montrez que c’est un groupe entier qui va chercher l’or, pas seulement onze joueurs. »

Sur la pelouse, tout se déroula parfaitement. Eddy réalisa un triplé, dont deux buts sur penalty. Les Samoa américaines avaient bien égalisé juste avant la pause, mais Tahiti ne trembla pas.

Teanuanua ne s’échauffa même pas. Il resta sur le banc, comme Vatea ou Mark. Le plus important était ailleurs désormais. Ce match était derrière eux. Et maintenant, toute l’équipe pouvait se concentrer pleinement sur la finale.

« Plus question de faire la fête le soir. La Nouvelle-Zélande, c’est un autre niveau. Je veux du sérieux dans vos actions, dans votre mentalité. L’or, on le prépare dès maintenant. »

Le message était limpide.
Tahiti entra dans une phase presque excessive de professionnalisme, mais nécessaire. Les joueurs convoqués n’avaient pas encore la rigueur quotidienne de ceux qui évoluaient en Europe. Samuel Garcia le savait. Et justement, il voulait les y amener, les forcer à changer de standards, penser foot, manger foot, dormir foot.

Teanuanua en était conscient. Dès l’Australie, il lui faudrait adopter cette hygiène de vie, sans concession. Ce n’était pas une option, mais une obligation.

Alors tant pis pour la soirée des médaillés du jour. Tant pis aussi pour les félicitations du président du CIO, alors même que Tahiti montait sur la troisième marche du podium du tableau des médailles.

Dès le surlendemain matin, le staff organisa une séance vidéo. C’était une première depuis le début de la compétition, mais l’adversaire l’imposait. En face, ce n’était plus une petite île du Pacifique: c’était la Nouvelle-Zélande.

Pendant que Teanuanua analysait le placement de la défense centrale adverse, Manava, elle, courait son 10 km. Largement en tête, elle sentit soudain une gêne au genou. Sans hésiter, elle s’arrêta. Mieux valait renoncer maintenant que tout anéantir. Le pari était risqué: abandonner une course presque gagnée pour préserver ses chances sur le semi-marathon. Mais pour elle, il n’y avait aucun doute. Le semi comptait plus que tout.

L’après-midi, Teanuanua enchaîna deux séances d’entraînement. Impossible de rejoindre Manava, impossible de la rassurer. Tahiti avait clairement franchi un cap dans l’intensité, l’exigence, la rigueur: tout avait changé.

Le soir, il l’appela enfin à défaut de la voir. Manava avait passé du temps avec son préparateur physique personnel et celui de la sélection. Les deux se voulaient rassurants. Rien d’alarmant. Elle devrait pouvoir prendre le départ du semi-marathon.

Avant de raccrocher, elle lui raconta une anecdote qui la faisait sourire: « Tu sais que l’île de Tokelau n’a que deux représentants à ces jeux? Dont une sur le semi-marathon. Je trouve ça incroyable qu’une île aussi petite puisse affronter une médaillée des championnats du monde comme moi. J’adore ces Jeux du Pacifique… Mais je dois rentrer avec l’or. Et toi aussi, mon amour. »

Teanuanua sentit une pression lui comprimer la poitrine.
Oui, il fallait battre la Nouvelle-Zélande. Il savait que son équipe en était capable.
Maintenant, il ne restait plus qu’à le prouver.



Date Compétition Match Stade Adversaire Score Perf’ de Teanuanua Note de Teanuanua
22/11/2027 GA des Pacific Games Journée 06 Lenakel Stadium Samoa Américaines 3-1 Non entré en jeu /

NDLR: Fonctionnement des Jeux du Pacifique: le premier de chaque groupe se qualifie pour la finale. Le deuxième de chaque groupe s’affrontent pour la médaille de bronze.

Position
Club
Matchs Joués Victoire Nul Défaite Différence de buts Points
1 er :french_polynesia: Tahiti 4 4 0 0 +10 12 pts
2 ème :solomon_islands: Iles Salomon 4 3 0 1 0 9 Pts
3 ème :tonga: Tonga 4 2 0 0 +1 6 Pts
4 ème :american_samoa: Samoa Américaines 4 1 0 3 -4 3 Pts
5 ème :samoa: Samoa 4 0 0 4 -7 0 pt
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Manava va montrer que le génie de Ma’areva est peut-être bien elle :grin:

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Il faut préciser qu’à ce moment-là, l’auteur de cette histoire ne parle plus de blessure au genou hein… :smirking_face:

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Le genou de Manava n’a pas intérêt à la lâcher au moment d’aller prendre l’Or sur ce semi-marathon!

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la vraie difficulté arrive avec la new zelande

Je sens que ça va finir en grosse baise après les jeux dans le couple

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