:storygreen: :s4: 🇧🇪 :raal: From Hell to Heaven

Réponses aux lecteurs

@HellToHeaven

@volatil ah bah ça personne pour défendre in fine. Ces ingrats je te jure.

@Rhino au final bon.

@Tiien mdr ta femme aussi :sac:

@alexgavi on trouvera mieux t’inquiète pas.

@toopil mdr c’est fait

@CaptainAmericka je suis trop gentil i know.

- La fin d’un cycle -

Le maintien avait été arraché au forceps, dans la douleur, presque contre la logique des dernières semaines. La RAAL La Louvière avait survécu sportivement à la Challenger Pro League, mais rien, autour du club, ne respirait vraiment le soulagement. Les finances restaient dans le rouge, le statut professionnel était perdu, la licence demeurait en suspens, et l’ambiance hostile des derniers mois avait laissé des traces profondes. Marvin le savait. Son contrat arrivait à son terme, aucune prolongation n’avait été évoquée depuis janvier, et malgré le titre de Nationale 1 puis ce maintien obtenu avec un groupe fragilisé, il sentait que son avenir ne dépendait plus seulement du terrain.

L’entretien de fin de saison avec Bram Van der Meiden confirma ce qu’il redoutait déjà. Le directeur sportif commença par saluer le caractère du groupe, la remontée obtenue la saison précédente, puis la force mentale nécessaire pour ne pas sombrer dans une fin d’exercice étouffante. Mais il ne tourna pas longtemps autour de la vérité. Le président ne souhaitait pas prolonger Marvin. Ce n’était pas une sanction sportive, insista Bram, presque gêné. Au club, personne n’oubliait ce qu’il avait accompli en deux saisons. Mais la perte du statut professionnel, la licence incertaine et la nécessité de revoir toute la structure rendaient impossible la poursuite de l’aventure. Bram expliqua qu’il avait tenté de défendre son maintien, qu’il avait plaidé pour la continuité, mais que l’ordre venait de plus haut.

Marvin encaissa sans éclat. Il avait appris, depuis Cannes, que le métier d’entraîneur ne récompensait pas toujours les efforts à leur juste mesure. Il serra la main de Bram, le remercia pour sa franchise, puis retourna dans son bureau rassembler ses affaires. Quelques carnets de notes, une veste du club, des documents de séances, des souvenirs d’une saison qui avait commencé dans l’euphorie et s’était terminée dans l’usure. En quittant le centre d’entraînement, il fut reconnu par quelques badauds restés près de l’entrée. Il signa des autographes, échangea deux sourires fatigués, répondit à un enfant qui lui demanda s’il reviendrait un jour. Marvin ne sut pas quoi dire. Alors il sourit simplement, avant de monter dans sa voiture et de laisser La Louvière derrière lui, avec la sensation étrange d’avoir réussi quelque chose qui n’avait pourtant pas suffi à le retenir.

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