Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka Merci pour le trophée ![]()
@CaptainAmericka en effet gros chantier, on verra ce qu’il en sera.
@alexgavi La question étant est-ce que la RAAL est ambitieuse.
@Alexmilano en étant relégué de base c’est le minimum qu’on pouvait faire. Le vrai challenge pourrrait commencer maintenant.
La RAAL La Louvière avait fini le travail. Après des mois de tension, de blessures, de départs annoncés et de rumeurs persistantes autour de l’avenir du club, les Loups avaient remporté le titre de champion de Nationale 1 et validé leur remontée en Challenger Pro League. Au moment de se présenter en conférence de presse, Marvin avait le visage fatigué mais lumineux, celui des entraîneurs qui savaient que rien n’avait été simple, et que c’était justement pour cela que la victoire avait du poids. Pour sa première vraie saison construite à la tête d’un groupe professionnel, le coach français avait obtenu ce que la RAAL lui avait demandé : ramener immédiatement le club à l’étage supérieur.
« Je suis très heureux, vraiment » avait-il soufflé devant les journalistes. « Cette saison se termine de la plus belle des façons. On avait un objectif clair, on l’a assumé du premier au dernier jour. Je veux surtout remercier les joueurs, parce qu’ils sont restés concentrés jusqu’au bout. Quand vous avez de l’avance au classement, le danger, c’est de croire que c’est déjà fait. Eux n’ont jamais lâché. Ils ont accepté de travailler, de souffrir, de gérer la pression, et ce titre leur appartient. »
Mais derrière la joie, une question attendait déjà son heure. Marvin serait-il encore sur le banc louviérois la saison prochaine, en Challenger Pro League ? Le Français, qui avait vu plusieurs cadres préparer leur départ et qui connaissait les limites financières du club, choisit de ne pas répondre clairement. Il ne voulait pas gâcher la fête, mais il ne voulait pas non plus vendre une certitude qu’il n’avait pas.
« Je ne ferme pas la porte » répondit-il calmement. « Ce club m’a donné une vraie opportunité et je n’oublie pas ce que l’on vient de vivre ensemble. Mais je vais d’abord partir une semaine ou deux, me ressourcer, couper un peu avec le football. Ensuite, je reviendrai discuter avec la direction. Il faudra faire le point, notamment sur le plan financier. Si on remonte, ce n’est pas pour subir la saison prochaine. Il faudra des garanties, un cadre clair, et savoir avec quels moyens on peut défendre notre place. »
La phrase avait laissé flotter une légère tension dans la salle. Marvin venait de célébrer une montée, mais il rappelait déjà que le plus dur commençait peut-être maintenant. La RAAL avait gagné le droit de revenir en Challenger Pro League, elle devait encore prouver qu’elle pouvait y exister. Et pour Marvin, ce titre avait la saveur d’une réussite personnelle, mais aussi celle d’un carrefour. Il avait ramené La Louvière là où elle voulait être. Resterait à savoir si le club avait désormais les moyens de l’accompagner plus loin.
